2009.
Le géologue Adrian Helmsley (Chiwetel Ejiofor) est appelé d'urgence en
Inde, par l'un de ses amis et confrères. Celui-ci a découvert, au fond
d'une mine de cuivre, que les neutrinos projetés par les éruptions
solaires très violentes, semblent provoquer une réaction de
réchauffement terrestre interne. Trois ans plus tard, d'innombrables
secousses telluriques annoncent une fort mauvaise nouvelle : la terre
n'en a plus pour longtemps. C'est le moment que choisit le romancier
Jackson Curtis (John Cusack) pour emmener ses enfants au parc de
Yellowstone. Mais il découvre que l'armée a investi le parc et que le
paysage a bien changé depuis sa visite précédente...
Ce qui est à la fois reposant (on sait que les méninges seront au repos
durant plus de deux heures) et horripilant avec les films catastrophes,
c'est que l'on se trouve directement en territoire hyper connu, hyper
balisé. Il y a la présentation succincte de personnages plus ou moins
typés, les prémisses de ce qui sera l'apocalypse finale, quelques
allers et retours dans différentes contrées, la montée progressive en
puissance du drame latent, la révélation non moins progressive des
différentes natures psychologiques profondes (le courageux,
l'égocentrique, l'humaniste, le lâche...), et, ce qui est, normalement,
l'atout majeur de ce type d'entreprise, les effets spéciaux. Est-ce
l'effet d'un commencement d'usure des rétines devant l'amoncellement de
ceux-ci dans tous les films d'action qui se respectent, toujours est-il
que la surprise et l'enthousiasme ont eu parfois du mal à s'afficher.
Il faut dire que si certaines séquences (les arches de la dernière
partie sont assez impressionnantes), le spectateur est obligé de subir
une kyrielle d'autres qui, d'une part frisent le grotesque (les
véhicules ou avions qui zigzaguent entre les crevasses ou les buildings
qui s'effondrent), et d'autre part sentent beaucoup les maquettes et le
numérique. Que reste-t-il alors ? A vrai dire pas grand chose, car même
les personnages ne sont pas particulièrement mémorables. Un Président
noir (actualité oblige), doté d'un coeur gros comme ça, un géologue
assez transparent, un écrivain divorcé (classique) banal, un
milliardaire russe plus pourri que pourri, un haut dignitaire qui n'a
jamais intégré à son vocabulaire le mot "humanisme".... Jusqu'à
l'inévitable chien qui sera peut-être sauvé in extremis... Tous les
poncifs du genre sont là et s'exposent sans vergogne.
Autant dire que si l'ensemble est tout de même globalement
spectaculaire, l'oeuvre n'a rien de transcendant ! Un tout petit 4
étoiles...