Jack
Bauer (Kiefer Sutherland) est en fuite depuis un an à travers le monde.
Réfugié dans un pays d'Afrique, il est devenu l'ami de Carl Benton
(Robert Carlyle) qui a créé une école pour les enfants. Mais le général
Benjamin Juma (Tony Todd), secondé par le colonel Iké Dubaku (Hakeem
Kae-Kazim) ne songe qu'à renverser le gouvernement démocratique en
place. Pour cela, il est financé en secret par deux Américains, Jonas
Hodges (Jon Voight) et Nichols (Mark Aiken). Tandis que Juma fait
enlever des centaines d'enfants pour en faire des soldats, et
s'approche de la capitale, la Présidente des Etats-Unis, nouvellement
élue, Allison Taylor (Cherry Jones), prête serment...
Bien que l'on retrouve la construction de l'histoire en temps
réel ( deux heures en l'occurrence ! ) et l'association classique de la
série, sentiment d'urgence plus dilemmes cornéliens, il est difficile
de ne pas être un tantinet frustré par la brièveté du drame. Un certain
nombre d'éléments explosifs sont dégoupillés sans que l'on assiste aux
suites des déflagrations. Mais il ne fait guère de doute que la saison
7 en approche ne manquera pas de développer toutes ces prémisses et de
nous réserver le lot d'émotions auquel les six précédentes séries nous
ont habitués. Pour ce qui est de l'émotion, justement, cette tragédie
n'en manque pas, dénonçant avec la virulence habituelle aussi bien les
exactions monstrueuses des prétendus libérateurs de peuples que
l'inertie des Nations Unies ou encore les agissements irresponsables de
milliardaires occidentaux dévoyés. Jack Bauer est égal à lui-même,
inusable, inoxydable et on a le plaisir de voir que Robert Carlyle est
aussi convaincant en humaniste convaincu qu'en ordure intégrale ("Human Traffiking", par exemple). Rien que du classique, pas de transcendant, mais une efficacité toujours au top niveau...