Wayne Palmer (D.B.Woodside), frère de David Palmer, assassiné au
début de la cinquième saison, est devenu Président des Etats-Unis.
Il doit faire face à une vague d'attentats meurtriers perpétrés
dans différentes métropoles. Bill Buchanan (James Morrison),
redevenu chef de la CAT de L.A., apprend soudain que le gouvernement
vient de négocier avec la Chine la libération de Jack Bauer (Kiefer
Sutherland). Mais ce geste apparent de générosité cache en fait un
but beaucoup moins rose. Un terroriste, Abu Fayed (Adoni Maropis),
offre de livrer celui qui est l'auteur présumé des attentats, Hamri
Al-Hassad (Alexander Siddig), à condition que Jack lui soit livré...
Après l'exceptionnelle réussite de la Saison
5, il était difficile d'imaginer que la suite pouvait se hisser,
sinon plus haut encore dans l'échelle de l'efficacité dramatique,
tout au moins à un niveau équivalent. De fait, sans aller jusqu'à
dire que la déception pointe le bout de son museau, il est impossible
de nier que cette nouvelle tragédie n'atteint pas le sommet
précité. Certes, les enjeux sont toujours aussi monumentaux, dramatiques, mais
plusieurs ressorts jusqu'alors tendus à leur maximum, donnent ici
quelques signes de faiblesse. D'infimes baisses de régime,
conjointes à des approximations scénaristiques, à des artifices
dépourvus de finesse, et à des péripéties superflues (Martha
Logan...), procurent des hiatus dans l'équilibre des composantes,
dans les rapports action-réflexion-tension-revirements, jusqu'alors
relativement homogènes.
Bien que la vraisemblance n'ait jamais été le souci principal des
créateurs, l'habileté de la construction narrative et
l'enchaînement aussi torrentueux qu'inéluctable des événements
procurait jusqu'à présent une incontestable puissance à
l'ensemble des intrigues. Mais, à force de rechercher l'excès, il
est fatal que l'on finisse par tomber dans l'artificiel. Cela dit,
même si l'on finit par sourire de la puissance d'un Jack Bauer qui se
déquadruple sans effort et renvoie le pauvre
John McClane ("Piège de Cristal"),
précédent sauveur de l'humanité, au rang de baigneur en couveuse,
reconnaissons tout de même que cette saga procure de belles montées
d'adrénaline, tout en mettant le doigt sur les manipulations et
mensonges d'état qui, il n'y a pas si longtemps, ont conduit la
première nation du monde à glisser dans un engrenage irakien
particulièrement vicieux. Et, là, ce n'était pas du cinéma... Un
regret également pour la montée en puissance de certains personnages
(Milo Pressman (Eric Balfour), Nadia Yassir (Marisol Nichols), Morris
O'Brian (Carlo Rota), qui ne parviennent pas à faire oublier Tony
Almeida ou Michelle Dessler...