Andy Stitzer (Steve Carell) va bientôt fêter ses 40 ans. Il
travaille dans un grand magasin, Smart Tech, l'équivalent
outre-atlantique de notre Darty national. Au cours d'une soirée en
compagnie de quelques compagnons de travail, David (Paul Rudd), Jay
(Romany Malco), ceux-ci se rendent compte qu'Andy n'a jamais eu de
relations sexuelles. Après les plaisanteries d'usage, ils décident
d'entreprendre la difficile mission de le déniaiser. La première
tentative, en compagnie de Beth (Elizabeth Banks), complètement saoule,
se solde par un lamentable échec. Andy se sent très attiré par Trish
(Catherine Keener), une charmante jeune femme qui travaille non loin de
là...
A la lecture du titre, il
est assez facile pour les neurones de deviner ce qui va nous être
proposé. Un soupçon de sexe (les Américains sont beaucoup plus frileux
dans ce domaine que dans celui des armes...), une grosse louche
d'humour plus ou moins gras, quelques pincées de romantisme (ça fait
toujours du bien aux coeurs de midinettes qui sont de passage devant
l'écran), une rasade de mauvais goût, le tout malaxé dans une
réalisation très classique. Pourtant, les a-priori négatifs ne
s'épanouissent pas avec autant d'aisance qu'on aurait pu le soupçonner.
Au moins dans la première partie. Tout d'abord, l'histoire, concentrée
sur l'anachronique Andy environné de comparses primaires, mais en fin
de compte fraternels, accorde à son personnage une tendresse qui n'est
pratiquement jamais mise à mal par les mésaventures de son initiation.
De plus, la délicieuse Catherine Keener apporte une touche de
délicatesse bienvenue. Cela étant constaté, force est de reconnaître
que les situations, quelquefois drôles, se montrent souvent bien
peu palpitantes, que le temps passe (très) lentement, et que le
dénouement, style new-age rudimentaire, frise le ridicule. Par bonheur,
le choix de Steve Carell, sobre et presque subtil pour une entreprise
de ce genre, est une vraie réussite.
Film sur
IMDB.com