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mois ont passé depuis la
réapparition des "4400". Lily Moore Tyler (Laura Allen) a donné
naissance à une petite Iasbelle. Shawn Farrell (Patrick Flueger),
devenu le bras droit de Jordan Collier (Bill Campbell), a mis ses dons
de guérisseur à la disposition des malades incurables. La petite Maïa
(Conchita Campbell) est adoptée par l'agent du NTAC, Diana Skouris
(Jacqueline McKenzie). Tout irait pour le mieux, si un certain nombre
de "revenants" ne manifestaient des débordements physiques ou
psychiques pour le moins bizarres. Tess Doerner (Summer Glau), internée
dans un hôpital psychiatrique, dessine une étrange tour de
communication, et tous ceux qui l'approchent, malades comme soignants,
se sentent immédiatement une âme de constructeur. L'un de ses amis,
Kevin Burkhoff (Jeffrey Combs), ancien spécialiste des neuro-sciences,
autiste depuis plusieurs années, se met soudain à parler...
Cette seconde "saison" ne pouvant évidemment plus jouer sur
l'effet de surprise, mise avant tout sur la découverte d'un
certain groupe hétéroclite de "missionnés" et, de fait, ce n'est pas
trop difficile, étant donné le nombre de ces êtres marginaux. Il y
aurait effectivement de quoi remplir aisément une cinquantaine de
séries. Mais, trève de plaisanterie, reconnaissons que les créateurs
ont su doser avec justesse les deux pôles qui dominent l'histoire : une
étude individuelle et humaine de "cas particuliers" d'un côté, et, de
l'autre, un approfondissement des mystères sous-jacents à la
réapparition des kidnappés. Si certains passages peuvent prendre la
forme de "remplissage", il est indéniable que le suspense, le mystère,
le drame savent surgir à bon escient, tout en développant une réflexion
sur divers domaines : les limites de la liberté individuelle, les
frontières de l'action gouvernementale pour le "bien" de la majorité,
la propagation d'une paranoïa, la peur des êtres différents... Le récit
ne présente pas la propension au spectaculaire de "Heroes", ce qui ne l'empêche pas d'arborer une efficacité dramatique majeure, une sensibilité humaine profonde, et surtout une
crédibilité qui n'est pas le point fort des aventures créées par Tim
Kring. Espérons que le troisième volet conservera les mêmes qualités
tout en éclaircissant les dessous de cette ténébreuse incursion du
futur dans le présent...