Charles (Hugh Grant) est fréquemment invité aux mariages de ses
amis. Où il arrive, d'ailleurs, toujours en retard, et quelquefois en
oubliant les alliances... Mais, malgré l'exemple qui lui est donné,
il demeure un célibataire obstiné. A l'une des cérémonies, il
rencontre une belle Américaine, Carrie (Andie Mc Dowell), avec
laquelle il passe la nuit. Malheureusement, elle repart aux Etats-Unis
dès le lendemain matin. Au mariage suivant, quelques semaines plus
tard, elle est à nouveau présente. Mais la joie de Charles est de
courte durée, car elle lui présente son richissime fiancé !
Qu'importe, il lui avoue son amour et passe une nouvelle nuit avec
elle... Le destin cruel permettra-t-il une issue heureuse à cet amour
sous forme de déchirements perpétuels ?...
That is the question ! C'est avec un bonheur constant que nous
assistons à cette sarabande de célébrations souvent burlesques
(l'inénarrable office bafouillant du père Gérald avec un Rowan
Atkinson hilarant), parfois grivoises, toujours brillantes et
jubilatoires. Tous les personnages sont délicieusement croqués avec
une forme d'humour anglais parfaitement accessible à nous autres,
pauvres continentaux. C'est décapant, vivant, rythmé et peuplé de
détails aussi croustillants que joyeusement iconoclastes. Hugh Grant
virevolte dans cette marée festive avec l'aisance qu'on lui connaît,
alternant les gaffes énormes avec la timidité du collégien. Et puis
il y a bien sûr ces deux merveilleuses actrices, Kristin Scott Thomas
dans un rôle et une apparence physique peu valorisants, et, surtout,
Andie Mac Dowell, plus radieuse et resplendissante que jamais, qui
débite d'un air adorable et mutin la liste de ses expériences
sexuelles à un Charles médusé.
Une réussite majeure dans le domaine de la comédie, qui allie un
scénario intelligent et inventif à une réalisation pleine de vie
jusque dans les moments dramatiques.