John McClane (Bruce Willis) attend sa femme Holly (Bonnie Bedelia), qui
doit arriver à l'aéroport de Chicago. Mais, encore une fois, son
intuition fait des siennes. Il repère deux hommes qui se rendent dans
une zone interdite. Ils font partie de l'équipe du colonel Stuart
(William Sadler) qui prend bientôt sous son contrôle tous les appareils
de l'aéroport afin de libérer le Général Esperanza (Franco Nero) qui
avait été arrêté par les Américains et doit atterrir quelques heures
plus tard. Le drame est que tous les appareils en vol doivent tourner
sans cesse au risque de se trouver à court de carburant...
Revoici donc John McClane, le flic au karma le plus lourd de la
planète, pour sa seconde aventure. Et le scénario ne fait pas dans la
dentelle. C'est du costaud, de l'efficace, du bourré jusqu'à la gueule
de mitraillades, d'explosions, de rebondissements, au point que les
péripéties de "Piège de cristal"
ressemblent presque à un aimable farniente. Il faut dire que les avions
véhiculent en eux-mêmes une angoisse viscérale chez beaucoup de
personnes et que Renny Harlin n'a pas lésiné sur les catastrophes. Dès
les premières images des terroristes dirigés par un colonel Stuart qui
se prépare à l'action en répétant des mouvements d'arts martiaux,
entièrement nu, on sent que le film ne sera pas de la rigolade. Tout au
moins sur le plan guerrier. Car, parallèlement à cette avalanche non
stop de poursuites et bagarres, le spectateur a droit aux petites
pauses humoristiques estampillées "die hard", c'est-à-dire le flic buté
et incapable, la journaliste qui se fait envoyer paître par tous et,
cerise sur le gâteau, l'ignoble Richard Thornburg (William Atherton),
ce journaliste prêt à vendre ses parents pour un scoop, qui a la
mauvaise idée de se trouver sur le même vol que Holly McClane !
On ne retrouve certes pas les qualités de concision et d'esthétique qui
magnifiaient "Piège de cristal",
mais cette suite propose une bonne dose de suspense et d'efficaces
montées d'adrénaline.