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A
LA FAUCHEUSE
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Poème inspiré du
film : " Cyrano de Bergerac " de
Jean Paul Rappeneau
Avertissement : il peut être
préférable d'avoir vu le film avant de lire le poème...
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Vous qui me connaissez
et goûtez mes bons mots,
Vous qui savez l’amour que je porte à la vie,
Avez beaucoup pleuré, lorsque Dame à la Faux,
M’accorda rendez-vous pour l’ultime folie.
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J’avais, jusqu’à ce jour, certaine répulsion,
Pour ce voyage astral hautement fréquenté.
Mais un savant se doit d’accepter la mission,
D’informer les humains sur toute vérité.
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Traverser le Léthé m’attire, je l’avoue.
C’est vrai, le choix du risque excite mes papilles.
Pour ce grand périple inconnu, je me dévoue.
Mes habits sont usés, mais ma longue épée brille.
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Avant que de vous suivre en ces contrées perdues,
Où le cœur le plus dur frissonne et se lamente,
Voici mes conditions ! Pas une n’est indue,
Egoïste, bornée, voire même aberrante !
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Je suivrai pas à pas, aux lieux par vous choisis,
Sans ménager ma peine et sans aucune plainte,
Nuit et jour s’il le faut. Enfer ou Paradis,
L’endroit m’importe peu, je méprise la crainte !
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Il n’est pas de recoins qui me seront celés,
Mes yeux contempleront le fond de l’univers,
Les Anges et Démons qui peuplent les contrées,
Où sont précipités les bons et les pervers.
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Je suis explorateur, curieux de nature.
Sur un blanc parchemin, point par point noterai,
Les merveilleux secrets qui forment l’ossature
De ce monde inconnu, mortel, qui nous effraie.
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Aux divers Avatars, vous me présenterez :
Zoroastre et Jésus, Mahomet, le Bouddha…
Entre brillants esprits, nous pourrons disséquer,
De la création, les humains résultats.
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Puis revenant sur terre au sein d’une nuée d’or,
Le regard ébloui de ce divin parcours,
A tous je décrirai les célestes trésors,
Qui enlumineront leur éternel séjour.
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Aurais-je mal ouï ? Demande rejetée ?
Serais-je un paria, moi qui ai par cent fois,
Affronté l’ennemi, son fer ou ses mousquets ?
D’une telle pensée, je demeure pantois !
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Sur un point, j'en conviens, mon âme désespère.
Seul, j’ai toujours choisi le sentier de ma vie !
Camarde, tu m’ennuies, ou plutôt m’exaspères,
Tu me dictes ta Loi et j’en suis bien marri !
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Faucheuse, tu n’es pas femme de compromis.
Il me faut cette fois tirer ma révérence !
Goûtez mon au revoir, nobles et chers amis.
Dans les jardins fleuris du Ciel je vous devance…
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20/07/2003
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