Jonathan Cold (Steven Seagal)
est chargé de remettre un mystérieux paquet à un richissime homme
d'affaires allemand, Jerome van Aken (Harry van Gorkum). Comme il est
facile de le prévoir, ce ne sera pas sans difficultés de tous
ordres...
Qu'est-il devenu le brillant expert en aïkido, le héros charismatique
de "Nico", qui défendait la veuve et
l'orphelin dans une histoire peu originale, certes, mais emmenée avec
suffisamment de conviction et d'énergie par le réalisateur du "Fugitif"
? Il est devenu une sorte de bibendum monolithique, dont les yeux
disparaîtront bientôt sous les couches de graisse qui envahissent le
visage ! En quinze ans seulement, la métamorphose est impressionnante.
Mais le plus triste est finalement que les apparitions de l'acteur sont
désormais la propriété de créations tellement affligeantes que les
velléités d'indulgence sont sabordées sans rémission.
Absence totale de tension, de mystère, intrigue sans queue ni tête,
scènes d'action d'une banalité terrassante, combats menés au ralenti,
ou réduits à l'état de gros plans indistincts, pour cause sans doute
d'impotence du protagoniste principal... On entre de plein pied dans le
degré zéro du thriller. L'histoire nous balade de Varsovie à Berlin
en passant par Paris. On voit des personnages qui se poursuivent, se
font dézinguer, ressuscitent, sans rien comprendre à une trame qui, de
toute manière, n'a rigoureusement aucun intérêt, et doit avoir été
composée entre deux apéros sur un coin de table. C'est consternant de
bout en bout !