Aldo Bonnard (Jean-Pierre Darroussin) est un
(modeste et médiocre) représentant de commerce d'une marque de
cosmétiques. Et si tout ne va pas pour le mieux dans sa vie
professionnelle, c'est encore pire sur le plan matrimonial, puisque
son épouse (Valéria Bruni Tedeschi) engage une procédure de
divorce. Pour corser le tout, un nouveau PDG (Richard Berry) est
nommé à la tête de la firme et son premier travail est de licencier
l'un des amis d'Aldo. Son second consiste à séduire la femme d'Aldo.
L'entreprise n'est pas aisée, mais il est patient. Pendant ce temps,
Aldo a la bonne idée de jouer au loto et, surtout, d'empocher le gros
lot ! Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes, s'il ne
lui fallait dissimuler cette fraîche fortune afin que sa future
ex-épouse n'en empoche pas la moitié...
Une comédie à la française, bien de chez nous, avec ses qualités
et ses défauts.
Ses qualités : d'excellents acteurs rôdés à ce type de personnage
et de scénario, pour lesquels le boulot n'est pas trop difficile.
Darroussin et Berry recyclent leur fond de rôles avec
professionnalisme. Valéria Bruni Tedeschi charme toujours par sa
physionomie sympathiquement originale et son tempérament lunaire. On
est également toujours heureux de retrouver Darry Cowl et son
élocution savamment saccadée même dans un mini-rôle.
Ses faiblesses ou ses limites : Le scénario, mince, s'égrène sans
a-coups, sans surprises, avec une facilité un peu vaine. On retrouve
donc les scènes classiques qui tapissent toute bonne comédie
franchouillarde : celle de la rupture, l'érotique, la saoûlerie, le
pétage de plombs...
En résumé, le résultat n'est certes pas désagréable. D'autant
plus que, s'oubliant dans les trois heures qui suivent, il ne risque
aucunement d'encombrer l'esprit...