Cameron Poe (Nicolas Cage), un ancien Ranger,
est démobilisé. Le soir de son retour au pays, il est agressé par trois
ivrognes et, pour protéger son épouse enceinte, Tricia (Monica Potter),
il se bat et tue l'un des hommes. Il est condamné à huit ans de
pénitencier. Lorsqu'il sort enfin, c'est pour faire la connaissance de
sa fille Casey (Landy Allbright) pour son anniversaire. Mais l'autorité
pénitentiaire le place dans un avion qui transporte de dangereux
criminels, et ceux-ci prennent le contrôle de l'appareil...
Dès le commencement, les cartes sont distribuées sans l'ombre d'une
équivoque. Cameron, malgré son état d'ancien militaire, est
un garçon brave, amoureux, incapable d'abandonner une femme
en détresse ou un compagnon malade. A l'opposé, les prisonniers
embarqués sont des cas pathologiques irrécupérables : Cyrus Grissom,
dit "le virus" (John Malkovich qui semble se délecter de ce rôle) ;
Diamond Dog (Ving Rhames) ; Billy "le barge" (Nick Chinlund) ; un
anthropophage, Garland (Steve Buscemi), élève d'Hannibal Lecter. Bref,
la crème des assassins. Du côté des forces de l'ordre, là non plus pas
de détail : il y a le Shériff Vince Larkin (John Cusack), de l'autorité
pénitentiaire, intelligent, ouvert ; et, face à lui, un représentant
des stups, Duncan Malloy (Colm Meaney), stupide et bouché à l'émeri.
Autant dire que cet ensemble, agité en vase clos, n'est pas d'une
subtilité folle, que ce soit sur le plan action ou sur celui des
dialogues. Mais, la tension est assez bien entretenue, et, si l'on
excepte un final un peu "gros" avec trucages quelquefois bien visibles,
le réalisateur n'abuse finalement pas trop des facilités que lui
fournissait le contingent de malades embarqués, et ne verse pas trop
dans les excès. A noter la surprenante petite scène entre le boucher
Garland et la petite fille.
Très efficace dans le genre "grosse cavalerie"...