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Devant
mes yeux brouillés par les pleurs et la boue,
Je
perçois ton visage aux longs cheveux dorés
Ton
image me hante, à en devenir fou
Tu
es l'espoir lointain de mon cœur déchiré.
Ils
sont couchés là-bas, mes frères d'agonie
Noyés
dans les ruisseaux de leur sang juvénile
Libérés
pour toujours de ce monde en furie
Qui
balaie de son souffle impur les corps fragiles.
Pourquoi
suis-je sorti vivant de ce carnage ?
Le
pouvoir de l'amour serait-il donc si fort ?
Mes
mains tremblent de peur, aurai-je le courage
De
quitter la folie des artisans de mort ?
(
A suivre dans les recueils imprimés... )
Bernard
Sellier 25/03/2004
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