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ANGE
INFERNAL
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Poème inspiré du
film : " Les Anges Gardiens " de
Jean-Marie Poiré
Avertissement : il peut être
préférable d'avoir vu le film avant de lire le poème...
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Hier, j'étais truand,
Mais je me suis rangé
Des voitures, pourtant,
Me voici propulsé
Dans une folle histoire,
D'enfant abandonné,
Et de bandits notoires,
Orientaux, qui plus est !
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Les balles des pétoires,
Sifflent à mes oreilles.
Je fuis sans trop savoir,
Comment cacher l'oseille,
Qu'un vieux copain défunt,
M'a gentiment léguée,
Sans me mettre au parfum,
Des tuiles associées !
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Mon génie me susurre,
De confier le gamin,
Pour le mettre en lieu sûr,
A un curé malin.
Ce brave homme d'église,
Au nom qui sonne bien,
Modèle de maîtrise,
C'est le père Tarain !
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En sus de la prêtrise,
Il pratique souvent,
Maladresse et bêtise,
Comme un vulgaire gland.
Qualité naturelle,
Qui me permet enfin,
De cacher mon butin,
Dans son divin missel.
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Je nous croyais sauvés,
Mais voilà que surgissent,
Du tréfonds des abysses,
Deux anges très zélés.
Le mien prétend, c'est fou,
Rectifier ma conscience,
Alors que l'innocence,
Est mon plus bel atout !
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Ce qui surtout nous mine,
Avec ces zigotos,
C'est qu'on se les coltine,
Jour et nuit sur le dos !
Pas moyen d'échapper,
A leurs objurgations,
Ils vous tiennent le pied,
Jusqu'à exécution !
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Si par bonheur, au moins,
J'avais pu hériter,
Du facétieux coquin,
De mon coéquipier...
Mon ange est un ascète,
Sérieux et refoulé,
Qui me voudrait honnête,
Et, pourquoi pas, castré !
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Pour m'en désincruster,
Me voici résolu,
A rendre tout le blé,
Qui ne m'était pas dû.
Je me sens frais, léger,
Digne du paradis
Que j'aurai bien gagné,
Grâce à mon ange aigri...
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20/05/2003
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