27 Janvier 1967, lancement d'Apollo 1. 11 Avril 1970, c'est au
tour d'Apollo 13 d'être lancé dans l'espace avec mission de se poser
sur la lune et de succéder dans la marche sur notre satellite à Neil
Armstrong. Trois astronautes doivent prendre part à cette expédition
: Jim Lovell (Tom Hanks), Fred Haise (Bill Paxton) et Ken Mattingly
(Gary Sinise). Mais au dernier moment, par crainte d'un déclenchement
de rougeole, Ken est remplacé par Jack Swigert (Kevin Bacon). Tout se
déroule comme prévu, mais soudain, à la suite d'une banale
manoeuvre ordonnée par Houston, une explosion se produit et les
catastrophes s'enchaînent au point que le retour dans l'atmosphère
terrestre devient problématique...
Proche, par le domaine exploré, de "l'Étoffe
des héros", "Apollo 13" s'en démarque
fondamentalement par le traitement appliqué. Le film de Philip
Kaufman faisait la part belle au rêve, à la poésie et à une quête
quasi mystique de l'impossible. Ici, uniquement du précis et du
concret. Le scénario cerne l'essentiel. Après une brève
présentation minimaliste des protagonistes et de leurs familles,
réunies devant la télévision pour l'alunissage d'Armstrong, le 20
juillet 1969, on entre dans le vif du sujet, c'est-à-dire un survol
technique de la préparation, puis le vol lui-même et ses
différentes phases. Et le spectateur n'a guère sujet de s'en
plaindre, car cette aventure bourréee de péripéties plus
dramatiques les unes que les autres surpasse, en tension et en
suspense, nombre de fictions censées flanquer la chair de poule.
Parsemée d'images superbes, cette fresque riche en émotions,
remarquablement racontée, éclairée de quelques moments d'humour,
est passionnante de bout en bout, même pour le spectateur moyen qui
n'a aucune connaissance de la physique ou des mathématiques.
Un hymne émouvant et magnifique à la capacité de l'homme de
dépasser des limites qui prennent bien souvent pour son esprit
l'apparence d'une prison...