James
Van Praagh (Ted Danson) a souvent aperçu des personnes décédées durant
son enfance. Mais sa mère, Regina (Diane Ladd) aussi bien que son père,
Allan (Jack Palance), ont tout fait pour le persuader que toutes ces
visions n'étaient qu'une manifestation du "Malin". Devenu adulte,
quitté par sa femme, il voit l'entreprise qu'il a fondée décliner
rapidement, tandis que le décès de sa mère provoque une nouvelle série
de contacts "surnaturels"...
Les films ayant pour thème la médiumnité, les contacts avec l'au-delà,
sont particulièrement nombreux depuis quelques années, mais, ce qui est
surtout une bonne nouvelle, c'est qu'ils abordent le sujet avec
intensité, sérieux, et, ce qui ne gâte rien, une efficacité narrative
qui ne doit rien au spectaculaire ou au grand guignol. Trois ans avant
la série "Afterlife", ce film en
deux parties, tourné pour la télévision, annonce avec talent les
souffrances existentielles que connaîtra Alison Mundy, bien encombrée,
tout comme James, par l'omniprésence oppressante des âmes désincarnées.
Le drame conté ici a quelques difficultés à démarrer, en raison d'un
aspect parfois maladroitement démonstratif, et d'une interaction des
univers qui manque de subtilité. Mais le récit se bonifie grandement au
fil des événements, et il se clôture sur un dénouement aussi
intelligent que poignant et spirituellement évolué. Ted Danson
lui-même, qui se montre assez peu charismatique dans le premier tiers,
finit par composer un personnage très intériorisé, authentiquement
troublé, tout à fait en harmonie avec le ton général de l'oeuvre,
empreinte de sérieux et de conviction. Sans omettre un aspect suspense,
très habilement construit et particulièrement efficace.