Le sergent Roger Murtaugh (Danny Glover) fête
ses cinquante ans.Mais, si l'anniversaire est joyeux, côté famille, il
l'est moins côté travail, puisqu'on lui adjoint, comme nouveau
coéquipier, Martin Riggs (Mel Gibson), suicidaire depuis la mort de sa
femme dans un accident de voiture. Les premières heures d'association
sont mouvementées. Roger est contacté par un de ses anciens collègues
du Vietnam, Michael Hunsaker (Tom Atkins), dont la fille, actrice de
films X, vient de se défénestrer. Or l'autopsie révèle
qu'elle a été empoisonnée. Une visite chez l'employeur de la jeune
fille se solde par la mort de celui-ci. Pendant ce temps, le mystérieux
Général Peter McAllister (Mitch Ryan), prépare, avec son homme de
confiance, Joshua (Gary Busey), une importante livraison de drogue...
Après trois suites ("Arme
fatale 2", "Arme
fatale 3" & "Arme
fatale 4") ainsi qu'un nombre incalculable de scénarions
fondés sur l'opposition explosive de deux tempéraments antagonistes, il
est certain que ce tandem ne présente plus le même pouvoir de surprise
qu'à sa sortie ! Pourtant, quel charisme et quelle efficacité ! Il faut
dire que, contrairement aux épisodes ultérieurs, que Richard Donner
orientera vers le délire frénétique et l'humour facile (le personnage
de Leo Getz...), l'intensité dramatique est ici fort bien maîtrisée, ne
s'autorisant que d'infimes digressions superficielles. Si un certain
humour (souvent noir) n'est pas absent, non seulement il n'empiète
jamais sur la crédibilité de la narration, mais encore il y contribue,
dans des séquences mémorables (le tireur embusqué, le marché avec les
dealers et, surtout, le suicidaire). La qualité de l'ensemble doit
beaucoup, évidemment, au personnage de Riggs, auquel Mel Gibson donne
une intensité dramatique exceptionnelle. Frénétique, parfois halluciné,
il transporte son incarnation dans un réalisme désespéré qui ne paraît
jamais outré ou arbitraire. Le scénario démarre lentement, à l'image du
tandem qui cherche ses marques, mais il sait s'emballer au bon moment
et se clore dans un final glauque à souhait et d'une violence logique.
De très loin le plus intéressant des quatre épisodes...