Après une année de pensionnat en Angleterre,
Arthur (Freddie Highmore), âgé de dix ans, revient chez sa grand-mère
(Mia Farrow), veuve depuis peu d'Archibald (Ron Crawford), un
explorateur intrépide. C'est avec tristesse que Arthur fête son
anniversaire, ses parents étant on ne sait où. Mais il n'est pas au
bout de ses malheurs, car l'odieux Davido (Adam LeFevre) s'apprête à
faire expulser grand-mère et petit-fils, incapables de payer les
arriérés qui lui sont dus. Heureusement, une légende, contée par la
veuve d'Archibald, inspire Arthur. Il décide de partir à la recherche
des Minimoys, un peuple miniature que Archibald aurait paraît-il
contacté, et, surtout, d'un trésor qui serait caché dans le jardin...
Sur le plan purement scénaristique, de quels éléments a-t-on besoin
pour construire l'histoire d'un dessin animé ? En fin de compte, d'un
très petit nombre ! Un thème aussi inépuisable qu'universel : la lutte
du "Bien" contre le "Mal". Un ou deux héros prêts à braver tous les
dangers pour rétablir la paix et l'amour entre les êtres. Un ou deux
Méchants, qui ont le lourd karma d'incarner le côté obscur de la Force.
Et quelques comparses, de préférence pittoresques, afin de donner une
atmosphère de fantaisie à ce qui est tout de même, fondamentalement,
une guerre !
S'il est normal que l'attention de l'enfant soit captivée intégralement
par la cascade d'événements qui pétille devant ses yeux, l'adulte, lui,
même s'il ne s'ennuie pas une seconde, ne pourra s'empêcher d'évoquer,
au détour d'une séquence, d'innombrables références. "Le Cinquième élément",
"Willow", "Indiana Jones",
"Chérie, j'ai rétréci les gosses", "L'Histoire sans fin", "Les
Chevaliers de la Table Ronde", "Le Livre de la Jungle", et son "King
Louie"... Cela n'empêche nullement, bien au contraire, de prendre
plaisir à suivre cette épopée qui regorge d'énergie, d'individualités
hautes en couleur (les deux "Mauvais", "M le Maudit" et son fils
Darkos, zozoteur aux dents vampiriques, sont réussis esthétiquement et
fort bien doublés), de décors grandioses, et de ressentir une affinité
immédiate avec ce mignon petit peuple des Minimoys, aux personnages
craquants, dont certaines formes rappellent les bébés en celluloïd des
années soixante. Mention spéciale à Sélénia, vocalement incarnée avec
charme par Mylène Farmer.
Une distraction éminemment sympathique. Ayant accompagné au cinéma les
diverses classes d'une école primaire, il était tout à fait amusant
d'entendre les enfants huer les deux "Vilains", lors du générique final
!
Film sur
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