Roy Waller (Nicolas Cage) est un maître arnaqueur. Tout au moins le
croit-il. Il est, de plus, atteint de troubles compulsifs
particulièrement gênants dans sa "profession". Son associé,
Frank Mercer (Sam Rockwell) commence à être las des absences
répétées de son collègue, pour cause d'allergies ou de phobie des
microbes. Sur les conseils de Frank, Roy accepte de consulter un
psychiatre, le Dr. Klein (Bruce Altman), et de s'enquérir d'une
possible paternité. En effet, sa femme l'a quitté, enceinte, quatorze
ans plus tôt. De fait, une jolie Angela (Alison Lohmann) existe bel et
bien. Elle rencontre son père, plus que perturbé par cette soudaine
responsabilité. Il n'est pas au bout de ses surprises...
Après "Gladiator" ou "La
Chute du Faucon noir", on s'attendait peu à voir Ridley Scott
aborder la comédie sentimentalo-loufoque, même s'il a déjà abordé,
en un petit nombre de films, la plus grande partie des genres
cinématographiques. Celui-ci lui manquait et cette pause entre de
grandes réalisations est tout à fait divertissante. Il est inutile d'y
chercher une profondeur qui n'existe pas. Si l'on prend cette comédie
pour ce qu'elle est, c'est-à-dire un l'Arnaque",
on ne peut qu'y prendre un plaisir certain. Nicolas Cage en fait
évidemment beaucoup dans le croassement et la perturbation
psycho-somatique, mais le scénario, fort bien modelé, absorbe
aisément ces excès. On ne retrouve pas la classe et le charme
inimitable du fil de George Roy Hill, pas plus que le charisme
exceptionnel du tandem Newman-Redford. Cela n'empêche pas le spectateur
d'entrer facilement dans ce mélange de sentiments et de suspense,
d'autant plus qu'Angela est craquante et que la trame événementielle,
un peu longue à prendre sa vitesse de croisière, réserve, à la fin,
quelques surprises de poids.
C'est léger, assez superficiel, mais habilement ficelé et
agréablement ludique.
Film sur IMDB.com
Bernard
Sellier