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" Atout coeur à Tokyo, pour OSS 117 ",   1966,

de : Michel  Boisrond, 

avec : Frederick Stafford, Marina Vlady, Henri Serre, Valery Inkijinoff, Jacques Legras, 

Musique : Michel  Magne

*******

 

    

    Hubert Bonisseur de La Bath, alias OSS 117 (Frederick Stafford) est envoyé au Japon pour tenter de démanteler une organisation criminelle qui fait chanter les Etats-Unis, réclamant un versement de cent millions de dollars. L'une des bases américaines en Extrême Orient a déjà sauté. Arrivé à Tokyo, l'agent secret fait connaissance d'une employée du Chiffre, Eva Wilson (Marina Vlady), qui a fourni, sous la contrainte, des renseignements à l'organisation. 

    L'intrigue n'a pas davantage d'intérêt que dans la majorité des films du genre. C'est du recyclé à 100%, même si, il y a quarante ans, la trame paraissait peut-être moins usée qu'aujourd'hui. En cette année 1966, quatre James Bond ont déjà vu le jour, dont le mythique "Goldfinger". Il était donc grand temps que la France installe sur les rangs son agent au patronyme impayable. Même si Terence Young, réalisateur de "James Bond contre Dr.No", "Bons baisers de Russie" et "Opération Tonnerre", a participé à l'adaptation du roman de Jean Bruce, le résultat, certes distrayant, ne se révèle pas très passionnant. Michel Boisrond a beau copier la "James Bond touch" dans toutes ses tournures (machisme décontracté, adversaires colosses, femmes fatales, courses poursuites, enlèvements, humour, exotisme...), il manque à chacune de ces composantes le petit quelque chose qui rend 007 inimitable et inégalé, avec, en particulier, un méchant particulièrement falot. Et surtout, Frederick Stafford, élégant et beau gosse, ne saurait rivaliser avec le charisme sauvage de Sean Connery. 

    Pour le plaisir de se replonger dans le monde aventureux d'il y a un demi-siècle, à l'époque ou les balles trouaient la peau sans qu'une goutte de sang apparaisse, et où les combats ressemblaient à de petits affrontements gentillets.  

Bernard  Sellier

  

 

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