Manu
(Alain Delon) et Roland (Lino Ventura) sont deux amis inséparables. Le
premier est un as de la voltige aérienne. Le second entreprend la
fabrication d'un dragster capable d'atteindre une vitesse phénoménale.
Ils font la connaissance d'une jolie jeune femme, Laetitia (Joanna
shimkus), passionnée de sculpture sur métaux. Manu accepte la
proposition d'un assureur (Paul Crauchet), qui lui fait miroiter un
gain substantiel s'il passe en avion sous l'arc de triomphe. Ce n'était
qu'une farce, mais Manu perd sa licence. Pour se "racheter", l'assureur
parle aux deux hommes d'un petit avion qui serait crashé au large des
côtes congolaises avec cinq cents millions à son bord. Manu, Roland et
Laetitia partent en Afrique...
Il ne faut certes pas s'attendre à une suite d'aventures avec un grand "A", dans le style "Indiana Jones & la dernière croisade" ou "Benjamin Gates et le trésor des Templiers".
Manu et Roland sont deux farfelus sympathiques, de grands enfants qui
rêvent de se dépasser , tout en conservant une bonne humeur
adolescente. Quant à Laetitia, elle aussi aspire à être reconnue pour
la valeur de ses sculptures. Mais le point commun de ces trois
personnages est qu'ils sont incapables de susciter le succès grâce aux
fruits de leur imagination. Ce qu'ils vivent sous nos yeux est donc une
succession de "petites" aventures qui, malheureusement, déboucheront
sur un drame qui n'a rien de minimal. Plus de quarante ans après,
l'oeuvre a très bien vieilli, et c'est avec une bonne dose de nostalgie
que l'on retrouve un Delon frais et spontané, un Lino Ventura
gouailleur et surtout la rare et radieuse Joanna Shimkus, dont le
charme a conservé toute sa puissance. Une histoire et des sentiments
simples, une sobriété narrative constante, une atmosphère chaleureuse
et l'énergence d'émotions noblement restituées. Un bain de jouvence
nostalgique. Et cette musique tour à tour guillerette et nostalgique, qui n'en finit pas de trotter dans la tête...