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BALLET
CHIMERIQUE
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Poème inspiré du
film : " Arrête-moi si tu peux " de Steven
Spielberg
Avertissement : il peut être
préférable d'avoir vu le film avant de lire le poème...
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Je suis le roi du monde
Et de la volupté,
Mon humeur vagabonde,
Au fil de mes idées.
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Pour lors, je suis docteur,
Reconnu par mes pairs,
Je me nourris de peur,
Et d'amours éphémères
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Dans le grand lit doré qui m'accueille ce soir,
J'entends battre le cœur d'un ami qui m'appelle,
Un pauvre enfant perdu, qui pleure dans le noir,
Et recherche sans trêve une mère infidèle.
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La vie est illusion,
Mon art est de leurrer.
Parades et flonflons,
Pour ne jamais sombrer...
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Mes racines s'envolent,
Au gré de mes errances,
Autour des auréoles,
Qui masquent ma béance.
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Emotions du fuyard,
Qui doit, dans la seconde,
Echapper dare-dare,
Aux abusés qui grondent.
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Ma vie est un désert habité de folies,
Virevoltant sans fin dans mon esprit brûlant,
Une course à l'abîme en chatoyants habits,
Arlequins de la mort que j'aime et qui m'attend.
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Ma profession : rêveur
De destins chimériques,
Eternel voltigeur,
D'un ballet fantastique.
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Dans la grande cité,
Où grouillent les fantoches,
Je m'avance masqué,
L'arnaque dans ma poche.
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Un pilote de ligne,
Environné d'hôtesses
Ravissantes et dignes...
Voilà qui m'intéresse !
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Au bout de mon délire et de ma quête obscure,
M'attend le noir cachot d'une geôle étrangère.
Mon univers de soie dort dans la pourriture,
Je me languis de toi, mon ennemi, mon père...
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19/05/2003
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