Benjamin Gates (Nicolas Cage) apprend de la bouche d'un certain
Mitch Wilkinson (Ed Harris) que son aïeul, Thomas Gates, considéré
jusqu'alors comme victime collatérale du meurtre de Lincoln, aurait en
fait fait partie des comploteurs. Il entreprend de rétablir la vérité
et commences ses recherches par un minuscule bout de parchemin qui a
échappé aux flammes un siècle et demi auparavant. Il se rend
bientôt compte que le but de Mitch est surtout de découvrir la Cité de
l'or, une mythique ville inca qui aurait été soigneusement dissimulée...
La suite du Tresor des Templiers
reprend exactement les mêmes ingrédients et les mêmes acteurs. Le
résultat se révèle moins enthousiasmant que dans le premier volet, et,
pour tout dire, assez décevant. Oh, il y a bien sûr les courses
poursuites habituelles, les décors mystérieux, les audaces attendues.
Mais tout cet amalgame qui lorgne à la fois vers "Indiana Jones et la dernière croisade" aussi bien que vers "La mort aux trousses"
semble bien artificiel et, surtout, manque du panache, de l'abattage de
ses modèles. Le couple père fils de Nicolas Cage-Jon Voight apparaît
plus que pâlot face à celui de Harrison Ford-Sean Connery. Les disputes
des
parents Gates relèvent du dérisoire. Le "méchant" est anecdotique.
Quant au scénario lui-même,
qui tire vers une partie de l'histoire américaine, il offre un intérêt
restreint, tant le support narratif se révèle fluet. Heureusement
que s'y greffe une quête de cité enfouie, à la manière d'Allan
Quatermain, car sans elle la trame de l'ensemble serait véritablement
transparente. C'est agréable à suivre, enfantin à souhait, distrayant,
mais convenu et très rapidement oubliable.