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Un
bleu sombre et profond
Où
se perd la mémoire
Dans
l'abîme sans fond
D'un
furieux désespoir.
Les
flots se sont perdus
Dans
un hier lointain.
Nous
voici éperdus,
Lancés
tels des pantins
Dans
le désert brûlant
De
notre âme-souffrance,
Propulsés
hors du temps
Des
riantes vivances.
Errant
du nord au sud,
Le
cœur noyé de sueur,
Appelant
plénitude
Le
néant de nos heures.
( Voir le poème entier avec les photos du film... )
Bernard
Sellier 26/01/2004
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