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" Breakdown ",     1997,

de : Jonathan  Mostow,

avec : Kurt Russell, J.T.Walsh, Kathleen Quinlan, M.C.Gainey, Rex Linn, Jack Noseworthy,

Musique : Basil  Poledouris

******* 

    

    Jeffrey 'Jeff' Taylor (Kurt Russell) et sa femme Amy (Kathleen Quinlan) voyagent dans leur voiture neuve au coeur de l'Amérique profonde. Une panne survient. Le téléphone portable ne passe pas : impossible d'alerter qui que ce soit. Heureusement un chauffeur de semi-remorque Warren 'Red' Barr (J.T.Walsh) survient. Il propose aimablement de déposer les deux touristes au prochain café, quelques kilomètres plus loin. Mais Jeff préférant demeurer auprès de la voiture, Amy seule part avec le routier. Au bout d'un certain temps, Jeff s'aperçoit que la panne venait d'un fil mal branché. Il part aussitôt. Mais arrivé au motel, personne n'a vu Amy...

    La base de départ est la même que celle de "La Disparue" de George Sluizer. Mais la comparaison entre les deux films s'arrête quasiment là. Contrairement au drame que vivait Kiefer Sutherland, axé sur la descente psychologique aux enfers d'un Jeff Bridges mortifère, Jonathan Mostow a choisi l'aspect polar pur et dur, sans aucune incursion dans les motivations psychanalytiques des protagonistes. C'est du brut de décoffrage, avec pics d'angoisse majeurs, côté Jeff, et déchaînements de sauvagerie, côté prédateurs. Trame ultra-simpliste, donc, terre à terre, mais, reconnaissons-le, diablement efficace et flippante. Les 85 minutes du récit ne laissent pas le temps de souffler une seconde, et c'est fréquemment que le pouls s'emballe, étant donné la frénésie carnassière des meurtriers et l'énergie désespérée qui soutient le malheureux Jeff. Kurt Russell, vu souvent par ailleurs  gros bras et sac de muscles, se montre ici plus que convaincant en monsieur tout le monde, paniqué avec raison et dépassé par le cauchemar qui l'enveloppe. Pas de quoi en faire le sujet d'une thèse (à moins de se pencher sur la question : les Etats-Unis profonds ne recèlent-ils que des tarés dangereux ?), mais pour les amateurs de sensations fortes, une petite réussite de bon aloi.

Bernard  Sellier  

  

 

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