Une jeune femme apparemment
sans histoire, Jessica Martin (Kim Basinger), mère d'un garçon de onze
ans, Ricky (Adam Taylor Gordon) est kidnappée à son domicile. Elle est
enfermée par ses ravisseurs dans une maison isolée. Grâce aux restes
d'un téléphone qu'elle bricole tant bien que mal, elle parvient
à composer un numéro. C'est celui d'une jeune homme, Ryan (Chris
Evans). Il prend d'abord son appel au secours pour une plaisanterie,
mais ne tarde pas à se rendre compte qu'elle n'affabule pas. Il
entreprend de l'aider, mais la tâche se révèle plus que délicate. La
batterie de son portable est presque à plat. Il assiste, impuissant, à
l'enlèvement de Ricky à sa sortie d'école, et se voit contraint de
voler une Porsche pour pister les ravisseurs...
Pas beaucoup de points communs avec "Phone
game", auquel on l'a souvent comparé, si ce n'est bien sûr,
le rôle primordial du téléphone. Si l'on voulait opérer un
rapprochement, c'est plutôt avec "Speed"
qu'on pourrait le faire, tant le rythme haletant et les montées
d'adrénaline se succèdent sans laisser le moindre répit aux rétines
et au muscle cardiaque. Pour sûr, il ne faut pas se montrer trop
regardant sur la finesse de l'ensemble. Dès les premières images du
kidnapping, le spectateur est prévenu : ce sera du gros qui déménage.
Nulle psychologie à attendre, uniquement un concentré de suspense qui
repose entièrement sur le talent du scénariste à emballer les
péripéties de façon crédible. De ce point de vue, c'est assez
satisfaisant. Il faut dire que les neurones n'ont guère le temps de se
mettre en route ! Poursuites avec carambolages (David Ellis semble les
apprécier, même s'ils sont ici nettemnt moins spectaculaires que dans
"Destination finale 2"),
moments d'angoisse à se ronger trois centimètres d'ongles, flics
pourris, bref, une efficace routine pour soirée agitée. Loin du
minimalisme de "Phone game", nous retrouvons ici le bon vieux
polar classique filmé à cent cinquante à l'heure, modernité
oblige.
Film sur
IMDB