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" Charlie's Angels : Les Anges se déchaînent ",
( Charlie's Angels: full
throttle ), 2003,
de : McG,
avec : Cameron Diaz, Lucy Liu, Drew Barrymore, Demi
Moore, Bernie Mac, Crispin Glover,
Musique :
Edward Shearmur
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NathalieCook
(Cameron Diaz), Dylan Sanders (Drew Barrymore) et Alex Munday (Lucy
Liu), sont chargées par leur commanditaire éternellement invisible,
Charlie, d’une mission très particulière : retrouver les deux
anneaux de titane sur lesquels sont codés les coordonnées de tous les
témoins ayant bénéficié d’une identité nouvelle pour les protéger des
représailles. L’enquête les conduit dans un premier temps dans le monde
des surfeurs et des courses de moto cross très spéciales. Puis c’est la
réapparition de l’ancien amant de Dylan, Seamus O’Grady (Justin
Theroux) qui vient raviver des souvenirs oubliés. Incarcéré pour
meurtre, grâce à la dénonciation de la jeune fille, il est bien décidé,
après avoir été mystérieusement libéré, à se venger…
A quoi bon résumer une histoire qui n’a rigoureusement aucun
intérêt ? L’habitude, sans doute… Pourtant, le réalisateur (
de son véritable nom : Joseph McGinty Nichol ! ), n’a
pas lésiné sur les moyens et le spectacle. Il a puisé à tous les
râteliers branchés existants : humour (lourdingue ou stupide),
séquences à la "Indiana
Jones", déguisements les plus improbables (bonnes sœurs,
soudeuses…), quiproquos, parodies de « Matrix » ou de
« Mission
Impossible », combats délirants avec suspension dans
les airs à la mode extrême-orientale… Tout ça pour un résultat
affligeant de niaiserie, et, qui plus est, d’un ennui prodigieux. Etant
donné que le film est déconseillé aux moins de dix ans, et que son
niveau semble le réserver aux moins de dix-sept ans, la marge est plus
que restreinte. Il est vrai que les adeptes (nombreux) des jeux vidéo y
trouveront peut-être un plaisir qui m’échappe. Mais lorsque
l’artificiel et le préfabriqué atteignent un tel niveau de débilité, on
a envie de jeter l’éponge ! Seul demeure le plaisir de
contempler un quatuor de beautés aussi excitantes que bigarrées. En
définitive, un seul pouvoir serait capable de les tuer : le
ridicule…
Bernard
Sellier
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