Natasha
Binder (Yancy Butler) se rend à la Nouvelle Orléans pour rechercher son
père, Douglas (Chuck Pfarrer), ses parents ayant divorcé lorsqu'elle
était enfant. Elle engage un sans domicile fixe, Chance Boudreaux
(Jean-Claude Van Damme), qui était intervenu pour la tirer des mains de
quatre agresseurs, afin qu'il l'aide à retrouver le disparu. Mais elle
apprend bientôt d'un inspecteur de police, Marie Mitchell (Kasi
Lemmons), que l'homme a péri dans un incendie. Mais le futé Chance,
ancien soldat d'élite, ne tarde pas à découvrir que Douglas a été
assassiné...
Elégants vols planés, doubles boucles piquées, lancers de
jambe
artistiques... Non, nous ne sommes pas, comme on pourrait l'imaginer,
dans un championnat du monde de patinage artistique, mais au sein des
oeuvres (très) primaires de JCVD. Dans une variante explosive et
particulièrement sauvage de "La chasse du Comte Zaroff", John Woo se
régale en multipliant les poursuites, les mitraillades en tous genres,
ainsi que les gros plans (souvent sur le visage passablement bovin du
héros, mais il faut dire à sa décharge que le scénario l'a transformé
en un malheureux SDF ! Le pauvre ! ) et les ralentis. Il s'essaie même
un court instant à l'humour en la personne du facétieux ( enfin, il le
croit ! ) oncle Douvee (Wilford Brimley). Les vilains méchants sont
effectivement bien intégrés dans leurs rôles, mais seules deux
impressions dominent à l'issue de cette épuisante chasse : premièrement
un certain agacement devant cette avalanche de tueries aussi primaires
que répétitives et invraisemblables. Deuxièmement une grosse envie de
rire au spectacle unique ( et donc forcément lui aussi répétitif ! )
des grands écarts de notre athlète belge, qui n'hésite jamais à
expédier ses coups de savate, même s'il a déjà tiré une cinquantaine de
balles sur son adversaire. Il faut bien que le spectateur en ait pour
son argent, non ? A part ça ? Un dénouement dans un décor de fête
foraine abandonnée. Voilà, c'est tout...