Au
cours d'un salon aérien en Grande-Bretagne, un Mirage 2000 censé
effectuer une démonstration aérienne disparaît. Pourchassé par deux
pilotes français, le Capitaine Antoine "Walk'n" Marchelli
(Benoît Magimel) et son ami le Capitaine Sébastien
"Fahrenheit" Vallois (Clovis Cornillac), l'avion détourné se
montre agressif. Marchelli l'abat bien qu'il ait reçu l'ordre de faire
demi-tour...
A
vrai dire, l'intrigue n'a rigoureusement aucun intérêt. Il est même
légitime de se demander si le but de l'entreprise n'était pas
davantage de tourner un long clip à la gloire des avions Dassault,
plutôt que de construire une histoire dotée d'un minimum de suspense.
Car il faut vraiment une infinie bonne volonté pour s'intéresser, ne
serait-ce que du coin de l'oeil droit, à ce méli-mélo très vaguement
en relation avec le terrorisme et les magouilles politico-financières.
Les invraisemblances sont légion, les raccourcis scénaristiques sont
de véritables courts-circuits qui découragent le plus tolérant des
spectateurs, les personnages sont réduits à des marionnettes
primaires, les dialogues sont affligeants de pauvreté, et la tension
dramatique inexistante. On se promène d'Orange à Tripoli, de Djibouti
aux Champs-Elysées, dans une suite de séquences qui n'ont, pour tout
intérêt, que les évolutions aériennes des Mirage. Autant dire que,
à moins peut-être d'avoir moins de quinze ans, on s'ennuie ferme, ce
qui est paradoxal pour un film qui file à la vitesse du son. En
comparaison, le "Taxi", du même
réalisateur, affichait une santé florissante et générait une
excitation jouissive.