Marianne
Graves (Goldie Hawn), avocate de New York, rencontre un jour par hasard
à Detroit un pompiste qui ressemble étrangement à son petit ami d'il y
a bien longtemps, Rick Jarmin (Mel Gibson). L'homme prétend s'appeler
Billy Ray, mais la jeune femme a des doutes et elle revient quelques
heures plus tard l'observer discrètement. Bien lui en prend, car elle
assiste à l'arrivée de deux hommes armés, Albert Diggs (Bill Duke) et
Eugene Sorenson (David Carradine), qui ont manifestement l'intention de
faire la peau du prétendu Billy. Celui-ci parvient à s'échapper grâce à
Marianne. Tous deux s'enfuient mais sont également pourchassés par la
police qui voit en eux les meurtriers du propriétaire du garage tué
dans l'assaut...
Nous sommes dans la grande époque des "Arme fatale"
ainsi que des comédies aventureuses qui voient rayonner la blonde
Goldie Hawn ("Drôle d'embrouille"...). Aussi est-ce une histoire pas du
tout sérieuse que nous propose John Badham. Mel Gibson y déploie son
charisme naturel, son sourire Gibbs et sa décontraction faussement
machiste, tandis que sa partenaire joue les héroïnes fragiles et un
tantinet évaporées. Difficile, d'ailleurs, de croire une seconde à sa
position initiale de brillante avocate ! Mais qu'importe, puisque la
vraisemblance n'est pas le mot d'ordre principal du film ! Très
classiquement, par une suite de rebondissements sans grande
inventivité, et parfois au travers de personnages caricaturaux plus ou
moins fins (les coiffeurs façon "Cage aux Folles"), le scénario promène
le couple sous les balles des
poursuivants, sans que cela empêche les disputes permanentes entre les
deux tourtereaux. Outre le plaisir tranquille procuré par l'abattage de
Mel, l'oeuvre se démarque vaguement du tout venant grâce à un final
situé au coeur d'un zoo, ce qui permet évidemment de jongler avec tous
ses habitants, des crocodiles aux tigres en passant par les singes ou
les dauphins.
Un petit divertissement sympathique et sans prétention.