" Images et Mots "

ACCUEIL

LITTERATURE

Liste Poèmes

CinéRimes

Scénarios

Spirale d'Amour

2 vies de J.Lacombe

Les Portes de Janus

Citations

La Goutte & Le Vase

Vie & drogue

Vie & cauchemar

Expérience d'Amour

Grande Invocation

Page J. Salomé

Livres à vendre

Allégorie astrologique

La drogue parle...

Message de l'au-delà

Liste complète

COMMANDER

CINEMA

Liste des Critiques

Commentaires films

Scénarios de films

Poèmes sur films

Musiques de films

Liste complète

NATUROPATHIE

 Composition aliments

 Massages

 Germe de blé

 Le "Virorgène"

 Plantes noms français

 Plantes noms latins

 Fleurs de Bach

 Aromathérapie

 Liste complète

MUSIQUE

Chansons : extraits

Musiques de films

Recette du bonheur

CD à vendre

Rap de "Prométhée"

Classique

Liste complète

PEINTURE

Liste complète

DIVERS

Anti-Guide Touristique

Diaporamas

Calendrier C. Sagan

Réflexion sur le monde

OGM : procès

Nanotechnologies

Devenir Zombie ?

Biodanse

Micro-puce humaine

Liste complète

Nous écrire

LIENS

Vos commentaires

Plan du site

Partenaire de :

Merveilleux poèmes

Chez Ricou...

Livresse.com


" Délivrance ",

( Deliverance ),      1972,

de :  John  Boorman

avec : Jon Voight, Burt Reynolds, Ned Beatty, Ronny Cox, Ed Ramey, James Dickey, Ken Keener,

Musique : ???

*******

    

    Quatre amis, Lewis Medlock (Burt Reynolds), Ed Gentry (Jon Voight), Bobby Trippe (Ned Beatty) et Drew Ballinger (Ronny Cox) ont décidé de descendre en canoé une rivière sauvage qu'un futur barrage transformera bientôt en un gigantesque lac. Tout se passe bien jusqu'à ce que Bobby et Ed, qui ont distancé leurs compagnons, se trouvent face à face avec deux énergumènes pour le moins demeurés. C'est le commencement d'un long cauchemar...

    Cette oeuvre mythique, qui a véritablement fait connaître John Boorman, dix ans avant "Excalibur", se rapproche beaucoup plus de "La Rivière sauvage" que des films de dégénérés que le cinéma pond régulièrement, du genre "Détour mortel" ou "La Colline a des yeux", qui n'ont pour but que d'accumuler avec sadisme et complaisance, les cadavres et les horreurs. Mais, bien plus encore que dans "La Rivière sauvage", dont le but était principalement de construire un suspense policier sur fond de paysages hostiles, la tragédie intérieure tient ici un rôle primordial. John Boorman semble n'introduire qu'à regret les assaillants, limitant le plus possible leur intervention belliqueuse, pour concentrer son exploration sur l'impact mental et émotionnel que les événements  génèrent  sur les personnalités. 

    Ici, nous sommes en présence, non d'un thriller aux atrocités soigneusement programmées et surdosées, mais d'un drame authentique, dans lequel l'homme lutte davantage contre sa peur et sa conscience que contre les agresseurs menaçants qui le guettent. Si l'on excepte la scène dans laquelle Ed et Bobby subissent les exactions des deux malades, l'ensemble de la narration se concentre sur les rapports entre l'humain et les deux natures : celle qui est extérieure à lui, magnifiquement filmée, menaçante, dangereuse, mais toujours majestueuse ; et celle qui le baigne intérieurement, secrète, anxiogène, sombre et tourmentée. La force brutale et le machisme, symbolisés par Lewis, qui, en fin de compte, quoi qu'il dise, aime davantage le risque que la nature pour elle-même, ne sortent pas victorieux de l'épreuve. Celle-ci fait peu de cas des orgueilleux, et ce sont en fait les deux personnalités les plus fragiles ou angoissées, qui se tirent le moins mal du drame. John Voight se montre d'une subtilité et d'une sobriété profondément émouvantes. 

    Sobriété et dignité sont les qualités dominantes de cette oeuvre inoubliable.

Bernard  Sellier  

  

 

Avertissement :  Tous les textes présents sur le site sont la propriété de leurs auteurs ou des maisons d'édition.

Le Site Web " Images et Mots " est déposé auprès de la Société des Gens de Lettres et protégé par le système CLEO.