|
DESAMOUR
|
|
Poème inspiré du
film : " Romance X " de
Catherine Breillat
Avertissement : il peut être
préférable d'avoir vu le film avant de lire le poème...
|

|
Dans l'arène, ils sont
là tous deux.
Humant le sang, respirant la poussière,
Gueule de loup, regard hideux,
Brûlant d'attentes carnassières,
|

|
Il observe sa proie, fragile et pantelante.
Le corps ouvert, la tête en feu,
Elle guette l'assaut, la percée fulgurante,
De l'ennemi sauvage et venimeux.
|

|
Qui sera le vainqueur de cette lutte à mort ?
Si je t'aime, je meurs de ton ignominie.
Je deviens donc ta chose, et tu joues de mon corps,
Selon les désirs fous de ta tyrannie.
|
|
Tu crois me dominer, vil bâtard dérisoire…
Sache que tu n’es rien, pas même un souvenir.
Ton dard est le couteau qui fend le drapeau noir,
Etendu sur la tombe de mon avenir.
|

|
Mon ventre est un abîme inconnu,
Une béance étrangère qui m’habite.
Tu n’y seras jamais l’amant bienvenu.
Tu n’es qu’un corps sans nom hérissé d’une bite.
|

|
Dans le matin blafard,
J’efface de ma peau l’odeur de ton plaisir.
Je suis l’immaculée, vierge de ton regard,
De tes malsains désirs.
|

|
Je te veux, je te hais, je vomis ton pouvoir.
Tu me donnes une vie, je brûlerai la tienne,
Emporte dans les yeux tes rêves illusoires.
Il n’est de notre vie rien dont je me souvienne.
|
|
02/03/2004
|