Les trois enfants
Baudelaire, Violette (Emily Browning), Klaus (Liam Aiken) et la petite
Prunille viennent de perdre leurs richissimes parents dans l'incendie
de leur maison. L'exécuteur testamentaire, M. Poe (Timothy Spall) les
confie à l'Oncle Olaf (Jim Carrey). Mais celui-ci n'a comme unique
objectif que de s'approprier leur fortune. Il tente de les faire
écraser par un train, mais son entreprise échoue car Violette est une
mine d'inventions salvatrices. Les orphelins sont alors remis à l'Oncle
Monty (Billy Connolly), spécialiste des serpents. Mais Olaf n'a pas dit
son dernier mot...
Chassez le naturel... On connaît la suite. Après s'être investi dans un
registre plus "classique" ("The
Truman show" ou "Eternal
Sunshine of the Spotless Mind", avec une belle réussite,
d'ailleurs, Jim Carrey revient à ses premières amours, les cabotinages
grimaçants de "The Mask".
Même si l'histoire présente, sorte de variation délirante sur
Cendrillon, se révèle moins primaire que celle du masque verdâtre,
l'ensemble ne se montre pas d'une finesse exagérée. Certes
l'inventivité ne fait pas défaut, les décors abracadabrants et les
personnages improbables (Tante Agrippine (Meryl Streep) ou Monty), ne
manquent pas de divertir, certaines séquences (le faux-vrai mariage)
sont assez originales, mais les excès permanents de Jim Carrey qui en
fait des tonnes, finissent par lasser les bonnes volontés. Le
réalisateur a tenté d'allier au destin tragique des enfants une enquête
sur le mystère de la disparition de plusieurs membres de la famille,
mais il éprouve bien de la difficulté à tenir l'intérêt constant,
d'autant plus que le dénouement ressemble un peu à un soufflé ratatiné.
A réserver aux enfants de moins de douze ans...