Sarah
(Shauna Macdonald) est une passionnée de canyoning et de spéléologie.
Alors qu'elle vient de terminer, en compagnie de son amie Juno (Natalie
Mendoza), une descente de rapides, son mari Paul (Oliver Milburn) et sa
fille Jessie sont tués dans un accident de voiture. Un an plus tard, à
peine remise psychologiquement, elle accepte de participer, avec
d'autres compagnes, dont Beth (Alex Reid), Sam (MyAnna Buring) et Holly
(Nora-Jane Noone), à une exploration dans des grottes au coeur des
Appalaches. Les difficultés ne tardent pas à se présenter. Un
éboulement obstrue le conduit par lequel la descente a été effectuée
et, cerise empoisonnée sur le gâteau, Juno, désireuse de renforcer
l'aspect aventureux de l'expédition, avoue que le groupe n'est pas dans
la grotte répertoriée prévue, mais dans une autre, non encore
explorée...
Si le film emprunte, dans sa seconde partie, les chemins balisés
traditionnels du genre, il n'en a pas moins le mérite de placer ses
"victimes" dans un cadre particulièrement anxiogène et
original. Cela permet de donner naissance à une première moitié qui,
bien que dépourvue de prédateurs carnassiers, se révèle déjà
hautement dramatique. Jouant sur l'obscurité, la claustrophobie, la
nature labyrinthique des conduits, le scénario se démarque avec
bonheur des habituelles facilités qui parsèment les aventures
horrifiques. Evidemment, lorsque les créatures affamées déboulent, on
retombe, assez lourdement, dans le classique, plus ou moins digestible
selon les esprits. Pourtant, bien que les assauts des monstres soient
montés de manière peu lisible et hystérique, l'intensité tragique
conserve un pouvoir tétanisant qui permet de faire avaler sans trop de
réticences l'improbable existence de ces aliens souterrains. De plus,
il est indéniable que le réalisateur-scénariste a su transfuser au
spectateur l'étouffement, l'urgence, la panique, qui envahissent
progressivement les malheureuses jeunes filles. Dommage, tout de même,
que la suggestion trouve si peu de place dans le parcours mortifère qui
nous est offert. Elle est souvent aussi percutante, sinon plus, que les
visions brutes...