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Loin
du monde et du bruit, dedans ma chambre close,
J'observe
à son insu ses gestes anodins,
Son
épaule gracile et le contour des seins,
Qu'elle
affiche, ingénue, quand elle se repose.
Loin
du monde et des cris, je respire son âme,
La
blondeur des cheveux qui nappe son visage,
Le
soleil de sa vie qui entretient ma flamme,
La
clarté de ses yeux perdus dans les nuages.
Je
hais ce vil amant, ce bâtard criminel,
Qui
souille la splendeur d'un astre en plein essor.
Je
le hais moins pourtant que je n'aime ton corps,
Irradiant
la lumière et la splendeur du ciel.
( Voir le poème entier avec les photos du film... )
Bernard
Sellier 12/04/2003
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