Wendy Christensen (Mary
Elizabeth Winstead), accompagnée de son petit copain Jason (Jesse Moss)
ainsi que d'amis de classe, se rend dans un Luna Park. L'apothéose
consiste dans le grand Huit. Mais, au moment où elle est installée,
contre son gré, à côté de Kevin Fischer (Ryan Merriman), qu'elle
n'apprécie guère, une vision la submerge : une catastrophe va se
produire. Paniquée, elle est éjectée ainsi que son voisin par le
responsable de l'attraction. Bien évidemment, sa prémonition était
exacte ! Désemparée, elle refuse d'écouter Kevin qui, en recherchant
dans les archives, a découvert que, plusieurs années auparavant, les
mêmes circonstances s'étaient produites : un jeune homme avait quitté
l'avion qui devait emmener sa classe à Paris. Il avait bien fait, mais
la Mort, mécontente, avait rattrapé un à un tous les survivants ("Destination finale")...
On ne prend pas les mêmes (et pour cause !), mais on recommence tout de
même. L'idée de base scénaristique, excellente, au demeurant,
est devenue un filon lucratif, dont le nombre d'épisodes risque de
concurrencer celui des "Freddy". La surprise ne jouant plus du tout, le
spectateur doit se contenter de découvrir les trouvailles hasardeuses
que les concocteurs auront privilégiées. L'imagination de ceux-ci étant
(presque) aussi riche que l'infinie multiplicité des causes
d'accidents, on n'a pas fini de voir les tuyaux se dessouder, les
gouttes d'eau perler sans raison, ou les barbecues exploser. Seule la
lassitude des cinémaniaques viendra à bout de la source. L'épisode
précédent "Destination
finale 2", ne manquait pas d'une certaine efficacité à défaut
d'originalité profonde. Ici, c'est la descente dans l'enfer du
préfabriqué à 120%. Le réalisateur ne prend même plus la peine
d'installer une atmosphère authentique, une relation crédible entre les
personnages. Il se contente de programmer cinq ou six morts violentes,
puis d'insérer les séquences au petit bonheur, enrobées de quelques
bribes de réflexions mille fois entendues sur la capacité humaine à
déjouer le plan de la Camarde. C'est bête, vide et répétitif. Une seule
phrase de Wendy est à retenir : "Tout ce que je veux, c'est que ça
s'arrête !". Nous aussi... A moins qu'un véritable inventeur vienne
redonner un coup de lifting à ce qui est, pour le moment, une bonne
idée agonisante !