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" Die Hard 4, Retour en Enfer ",  

( Live free or die hard ),          2007,

de : Len  Wiseman, 

avec : Bruce Willis, Maggie Q, Timothy Olyphant, Justin Long, Cliff Curtis, Zeljko Ivanek, 

Musique : Marco Beltrami

*******

    

    John McClane (Bruce Willis) a une douzaine d'années de plus que lors de sa "Journée en enfer", mais l'action doit bigrement lui manquer. En effet, chargé d'une mission de père tranquille, à savoir ramener au FBI un petit hacker, Matt Farrell (Justin Long), spécialiste des intrusions illégales, le voilà immédiatement plongé dans un maelström apocalyptique ! En effet, un ancien membre des services secrets, Thomas Gabriel (Timothy Olyphant), remercié sans ménagements, a décidé de provoquer un plantage généralisé de toute l'infrastructure informatique des Etats-Unis. Après avoir utilisé quelques as de l'ordinateur pour créer les programmes qui lui sont indispensables, il entreprend de les éliminer. Heureusement pour Farrell, John n'a rien perdu de sa maestria...

    Le processus narratif n'a pas changé depuis les opus précédents. L'acolyte chargé de mettre en valeur notre brillant sauveur a certes changé de look : Zeus Carver (Samuel L. Jackson) de "Die Hard 3"  a laissé la place à un jeunot légèrement boutonneux, dont les frayeurs juvéniles seront vite balayées par le souffle de l'héroïsme, comme on peut s'en douter. A part cela, du classique. Un méchant qui n'a pas le charisme de Jeremy Irons, une jolie kung-fu girl aussi charmante que redoutable, et, modernité oblige, une surenchère d'effets spéciaux et de prouesses physiques aussi improbables que spectaculaires. Nous sommes en pays connu, et il ne fait aucun doute que si le soleil et la terre décidaient d'exploser, John trouverait le moyen de sauter dans la dernière navette spatiale disponible pour gagner Sirius ! 

    Au vu des commentaires qui précèdent, on pourrait penser que le film n'est qu'un gros soufflé ridicule et débile, genre "M.I.3". En fait, ce n'est pas du tout le cas. Si l'on accepte les invraisemblances sus-mentionnées, le scénario se révèle passionnant, la construction dramatique est efficace, et l'importance de l'aspect informatique, qui ne passe pas toujours très bien dans les récits policiers ou dramatiques, n'est jamais rebutant. Certes l'originalité n'est pas au top (il est facile de reconnaître au passage les influences de "24 Heures" ou des réminiscences de MacClaneries antérieures), les personnages secondaires (Bowman, Molina...) ne font que de la figuration, mais l'ensemble se déguste avec plaisir et appétit. Quant à l'humour désabusé de John, il n'a pas pris une ride...    

   Bernard  Sellier               

 

 

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