En provenance de Barcelone, où ils résident avec leur mère, Malena
(Ruth Diaz) et son frère Pablo (Javier Pereira) arrivent à Buenos
Aires afin d'autoriser le débranchement des appareils qui maintiennent
leur père, ancien médecin (Pablo Cedron ) atteint d'une tumeur au
cerveau, en survie artificielle. Pablo accepte à contrecoeur et
convainc sa soeur de se rendre en Terre de Feu, où le docteur avait
résidé. Sur la route, les deux jeunes gens aperçoivent brusquement une
femme et sa fille, vêtues de blanc. Puis Pablo découvre, caché
dans un recoin de la voiture, un journal manuscrit datant de plusieurs
décennies, accompagné de photos...
Le cinéma espagnol nous offre depuis quelques années de petites merveilles dans le domaine du fantastique. "Les Autres", "L'orphelinat", "Le labyrinthe de Pan"...
autant d'oeuvres marquantes et inspirées. Il n'en est pas tout à fait
de même pour cette récente composition dans laquelle les fantômes
sévissent une nouvelle fois. Tout d'abord en raison d'un choix plus que
contestable pour le personnage de Pablo. Javier Pereira semblerait plus
à sa place dans une sitcom que dans une tragédie. Ensuite à cause de
l'approche tout aussi contestable des événements dramatico-horrifiques.
Certes, nous ne sommes pas dans un genre cinématographique à
l'intérieur duquel règne
une logique pure et dure. Mais tout de même ! Il est admis que les
réactions des héros destinés à subir les sauvageries des zombies en
tous genres sont particulièrement idiotes. Ici, tout au moins dans une
grande première partie, les bornes de l'acceptable sont dépassées !
Même si la fin rattrape quelque peu les incongruités qui la précèdent,
avec une évocation de "La grande menace",
l'ensemble demeure tout de même très artificiel et inconsistant. C'est
dommage, car le fond de l'histoire, les abominations perpétrées par le
régime et relayées par ceux qui devraient avoir pour mission de sauver
les êtres, était judicieusement choisi.