Un regard lucide et
terriblement accusateur sur la manière indigne dont nos
frères appartenanr au règne animal sont traités par les habitants de la terre...
"Indigne" est d'ailleurs un terme particulièrement
faible, lorsqu'on assiste au calvaire, parfois difficilement
soutenable, qui est infligé à des animaux sans défense par des bipèdes
( on n'ose même pas employer le terme d'"humains" en l'occurrence ! ),
chez lesquels on ne sait trop ce qui culmine, de l'inconscience absolue
ou de la cruauté gratuite. Que ce soit dans le domaine de la
nourriture, de l'habillement ( des victimes écorchées ou ébouillantées
vivantes ), de la recherche scientifique, de l'élevage, de la
distraction ( cirques, corridas...), les procédés sont les mêmes et le
respect pour la victime totalement nul. Il faut dépenser le moins
possible, réduire les coûts d'abattage. Dès lors, sont utilisées les
méthodes les plus simples, mais également les plus sauvages,
susceptibles de laisser agoniser l'animal pendant des heures, sans
aucune considération pour la souffrance qu'il endure. Et le plus
horrible, si l'on peut dire, est que nous sommes tous responsables de
cette accumulation d'actes ignobles, qui concernent plusieurs centaines
de millions d'êtres par an ! En faisant cuire notre côte de porc le
midi, en achetant une élégante veste de cuir ou un manteau de fourrure
pour notre chérie, même en emmenant les enfants assister au spectacle
du cirque. Tout cela n'est pas très drôle, me direz-vous !
Effectivement, c'est assez dramatique, j'en conviens, d'être contraint
de renoncer au foie gras de Noël, à l'escalope milanaise ou à
l'étole de vison ! Et, de fait, il est beaucoup plus confortable de ne
jamais avoir vu ce film ! Car, une fois que se sont accumulés devant
nos yeux ces déchaînements barbares, il est totalement impossible
d'effacer leur souvenir. Incontestablement, voilà le film qu'il serait
indispensable de diffuser, en "prime time" sur France 2, ce qui, fort
probablement, ne se prodiuira jamais. Car ce serait évidemment une
catastrophe pour l'empereur "audimat", face à la concurrence de la cent
cinquante septième rediffusion du bêtisier de l'année sur
TF1...
Mais, objecteront les inquiets, qu'en serait-il de l'étude
des futurs médicaments, du déficit en protéines, des millions d'emplois
volatilisés, si, d'un coup, l'humanité cessait de consommer de la chair
animale et offrait la paix à tous les animaux de la planète ? Que ceux
qui en ont le courage se renseignent auprès de sources réellement
compétentes ( ce qui exclut de facto les "scientifiques" financés ou
"arrosés" par les multinationales agro-alimentaires ! ), et ils
constateront que la chair animale n'est nullement indispensable à une
bonne santé, bien au contraire, les protéines et toutes les vitamines
utiles pouvant être absorbées grâce à d'autres sources. Tant que l'on
continuera à penser qu'il est plus important de sauvegarder les
multinationales d'armement ou de cigarettes afin que les emplois
subsistent, alors les cancers et les guerres se développeront de plus
belle, afin que les dividendes des groupes enrichissent des
actionnaires toujours plus exigeants. De toute manière, ce sont les
dirigeants, les "décideurs" de ces pieuvres qui financent les états et
les gouvernements. Nous ne sommes donc pas près de voir éclore un monde
dans lequel le respect de la vie, quelle qu'elle soit, est une valeur
reconnue.
Si vous en avez le courage ou si vous en éprouvez le besoin,
précipitez-vous sur le site de Google video, qui vous permettra
de regarder le film. Les conditions ne sont pas idéales, bien sûr, car
la compression numérique rend le visionnage assez éprouvant. Mais ce
n'est rien à côté des horreurs qui défilent devant nous.
Une oeuvre malheureusement indispensable. Et sans doute d'actualité pour bien longtemps encore !