Au cours d'une filature nocturne, le policier Mason
Storm (Steven Seagal) parvient à enregistrer en audio et video un
marché passé entre le truand Calabrese (Nick DeMauro) et un mystérieux
personnage pour l'élimination d'un Sénateur gênant. Malheureusement,
Mason se fait repérer. La nuit suivante, des tueurs pénètrent dans sa
villa, tuent sa femme Felicia (Bonnie Burroughs) et le laissent pour
mort. En fait, son collègue et ami Kevin O'Malley (Frederick Coffin)
apprend qu'il a survécu. Mais, pour sa protection, il convainc les
médecins de le faire passer pour décédé. Sept ans plus tard, Storm est
toujours dans le coma, veillé par Andy Stewart (Kelly LeBrock). Il
s'éveille un jour, mais c'est pour voir débouler dans le centre
hospitalier un tueur chargé de le liquider définitivement. Il parvient
à s'enfuir en compagnie d'Andy qui le cache dans la propriété d'un
ami...
Second opus à la
gloire de l'aïkido-man Steven Seagal après "Nico",
ce film ne révolutionne pas le genre polar épais, mais, malgré ses
faiblesses et sa primarité, il dépasse tout de même nettement les
navets apocalyptiques qu'il tournera dans les années 2000. L'intrigue,
comme le traitement dramatique sont évidemment des plus simplistes, ne
ménageant même pas le suspense de l'identité du coupable, puisqu'il est
connu des les premières minutes. La trame se résume donc à un trio
basique : destruction, absence, retour vengeur. C'est du sans surprise
"garanti sur facture", comme se plaît à répéter le Sénateur Vernon
Trent (William Sadler). Inutile non plus de chercher une quelconque
vraisemblance dans les méandres pourtant élémentaires de l'histoire.
Cela dit, quelques caractéristiques peuvent être sauvées. Premièrement,
côté humour, la contemplation de Steven Seagal( expert en acupuncture,
thérapeutique et langue chinoises, philosophie bouddhiste ), entouré de
la fumée des moxas qu'il s'est appliqués. Deuxièmement, un
incontestable exploit : durant plus de quarante minutes, (soit la
moitié du film !)nous n'assistons à aucun fracassage de membres ou de
nuques ! C'est à marquer d'une pierre blanche ! Ensuite, évidemment,
vengeance et nettoyage final obligent, les balles sifflent de tous
côtés et le grand Steven, doté d'une fort seyante queue de cheval,
flanque à ses adversaires les dérouillées qu'ils ont largement
méritées, le tout avec l'ironie froide qui le caractérise.