Bernard
Leroy (Gérard Jugnot), responsable du personnel dans une grande
entreprise, participe à un stage commando dans la montagne, la veille
de son mariage avec Constance (Michèle Laroque). Lors de son retour en
voiture, il dérape sur la neige et se retrouve en panne. Il frappe à
la porte d'un chalet proche pour demander du secours. Mais son ange
gardien ne l'a pas très bien guidé, car il tombe au beau milieu d'un
pseudo "suicide" collectif, organisé par Magic (Jean Yanne)
et son complice Solomuka (Martin Lamotte). Bernard tente de
s'enfuir avec l'un des adeptes, Sébastien (François Morel),
assez peu enthousiaste pour effectuer le "grand saut"...
A
partir d'un sujet qui n'est pas forcément le plus hilarant, Gérard
Jugnot concocte une comédie gentillette, sans grande surprise, dans
laquelle les acteurs font briller du mieux qu'ils peuvent un scénario
prévisible, cousu de très gros fils. Jean Yanne, bien sûr, tout
d'abord, faux gourou, vrai psycho-rigide et authentique crapule. Mais
aussi Claude Pieplu, qui, à son habitude, rayonne et délecte dans le
rôle du "père" hollywoodien de Bernard ; François Morel, le
simplet au coeur tendre ; Thierry Lhermitte métamorphosé en
psychiatre-avatar organisant le trafic d'organes ; Martin Lamotte,
agité du bocal... Les situations sont en revanche beaucoup trop
simplistes, les personnages bien trop caricaturés, pour que l'on
décèle une quelconque dénonciation des sectes dangereuses. Il faut
prendre le film pour ce qu'il est, à savoir une comédie sympathique,
peu inventive, ultra classique tant dans son déroulement que dans ses
dialogues, mais embellie par une troupe de comédiens exquis.