Morticia
Addams (Anjelica Huston) et son mari Gomez (Raul Julia) vivent dans
leur grand château hanté en compagnie de leurs deux enfants, Mercredi
(Christina Ricci) et Pugsley (Jimmy Workman). Désireux de s'approprier
la fortune cachée de la famille Addams, Tully Alford (Dan Hedaya)
décide de faire passer Gordon (Christopher Lloyd), fils
de l'une de ses clientes, AbigaIl Craven (Elizabeth Wilson), pour
l'oncle Fétide Addams, disparu depuis 25 ans à la suite d'une dispute
avec son frère Gomez...
Film culte s'il en est, cette première mouture des aventures
improbables de la famille dégénérée ne manque pas d'atouts pour
déclencher la stupéfaction et l'hilarité du spectateur. Avec une
trouvaille toutes les deux secondes en moyenne, tant dans le registre
des dialogues que dans le domaine du visuel, mental et zygomatiques ne
chôment pas, c'est le moins qu'on puisse dire ! Grâce à des effets
spéciaux tout à fait convaincants pour l'époque, l'oeuvre nous emporte
dans des décors fantasmagoriques peuplés de personnages ou de fractions
de personnages (la "chose", par exemple !) totalement décalés aussi
bien esthétiquement que moralement, qui créent un univers aux
références et valeurs morbidement inversées. Tout cela à travers des
échanges verbaux d'un naturel sadico-romantique tout à fait jouissif.
Etant donné la relative brièveté du film, il est tout à fait possible
de se satisfaire de cet amoncellement de déformités et de profiter
pleinement de cette originalité forcenée. En revanche, si l'on se
penche sur le scénario, l'enthousiasme baisse nettement d'un cran, car
les créateurs semblent avoir manifestement donné la priorité aux
inventions ponctuelles par rapport à une trame narrative digne de ce
nom. Cette tendance à considérer le scénario comme un accessoire
secondaire paraît d'ailleurs être une habitude chez Barry Sonnenfeld,
puisqu'on la retrouve aussi bien dans "MIB" que dans le méprisé "Wild Wild West", ou encore "Get shorty"...
Un moment particulièrement ludique tout de même !
> Le film
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