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FAUSSES
NOTES
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Poème inspiré du
film : " Un air de famille " de Cedric
Klapisch
Avertissement : il peut être
préférable d'avoir vu le film avant de lire le poème...
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Vendredi soir, Sainte
Famille,
Unissez vos membres glorieux,
Sous les blancs néons qui scintillent,
Dans un gris bistrot de banlieue.
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Le patron arbore un œil noir,
Au-dessus d'un rictus bougon.
Sa vie ressemble à un foutoir,
Qui le propulse hors de ses gonds.
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Dur d’être le souffre-douleur,
Esprit médiocre et délabré,
Caricature du looser,
Virtuellement décérébré.
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Son épouse joue l’Arlésienne,
Quitte le foyer conjugal,
Réclamant en dialecticienne,
Considération maritale !
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Simple début d’un cauchemar,
Qui s’enfle comme l’ouragan,
Réveillant les pulsions barbares,
Allumant les désirs ardents.
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Sentencieux ou dubitatif,
Un regard triste d'épagneul,
Le barman sert l'apéritif,
Et se lamente d'être seul.
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Ronde de fiel, ballet d’insultes,
Autour du chien paralytique,
Indifférent à ce tumulte,
Agressif et cacophonique.
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Une sœur garçonne et rebelle,
Un arrogant frère apeuré,
La mère injuste qui harcèle,
Une bru saoule évaporée…
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Une fois les corps assemblés,
Dans un espace confiné,
Trois ou quatre mots proférés :
Hache de guerre déterrée !
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Coups bas et rancœurs ancestrales,
Composent un bruyant concert,
Tandis que l’épouse déballe,
Les dons pour son anniversaire.
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Au terme de cette soirée,
Si fraternelle et colorée,
Aucune mort à déplorer.
Il faut cependant espérer,
Le succès n’est que différé.
Vendredi prochain, c’est juré,
Plus question de se modérer…
Il y aura du massacré !
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24/11/2003
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