1979. Une jeune fille,
Christine York (Robin Tunney) naît à New-York dans des circonstances
particulières. Vingt ans plus tard, le 28 décembre 1999, un homme
étrange, incarnation de Satan (Gabriel Byrne) apparaît, accompagné de
diverses manifestations violentes, et son but est simple : s'unir
charnellement à Christine, l'élue, entre 23 h et minuit le 31 décembre,
afin que le règne du Mal s'instaure définitivement. Mais, par bonheur,
un ex-policier alcoolique depuis la mort tragique de sa femme et de sa
fille, Jericho Cane (Arnold Schwarzenegger) est là pour empêcher
l'inévitable...
Il était normal que la fin du deuxième millénaire s'accompagne de
créations visuelles apocalyptiques. C'est donc Terminator, pardon,
Jéricho (ça ne s'invente pas, de même que le prêtre meurtrier du début,
qui s'appelle "Thomas d'Aquin" !) qui s'y colle. Et il faut dire que,
malgré un début nébuleux, noirâtre, envahi d'un excès de gros plans
inutiles, on se marre tout de même bien ! Ce qui n'était peut-être pas,
a priori, le but recherché. Mais tout de même, au milieu des explosions
habituelles, poursuites traditionnelles, morts qui se réveillent,
cathédrales qui explosent, retournements souvent prévisibles, monstre
final, à côté duquel Alien ressemble à une poupée Barbie, assister à la
scène où Schwarzie prend une râclée des mains d'une infirmière de
soixante ans, ça vaut le déplacement ! Non ? Bon, à part ça... eh bien,
à l'ouest, rien de nouveau ! Gabriel Byrne se promène le sourire
satanique aux lèvres, Jéricho ne ménage pas sa peine, se fait tabasser,
mettre en croix, investir par l'énergie mauvaise, bref, se démène comme
un beau diable... Même qu'il retrouve la foi à la toute fin ! Ce n'est
pas négligeable. Les effets spéciaux sont là. Côté bruit et fureur, le
spectateur en a pour son argent. Satan est vaincu, on s'en serait
douté. Et Robin Tunney est bien jolie...
Voilà... C'est tout !