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FINES
GACHETTES
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Poème inspiré du
film : " Les Barbouzes " de Georges
Lautner
Avertissement : il peut être
préférable d'avoir vu le film avant de lire le poème...
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Soyez conscient, très
cher ami,
Vous qu'on surnomme "Bazooka",
"Requiem" ou "Petit Marquis",
De l'importance du combat.
La Mère Patrie vous regarde !
Rapatriez cet abruti,
Clamsé de façon fort paillarde,
Dans son grand castel bavarois,
Auprès d'une épouse éplorée…
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Profitant de son désarroi,
Grâce à votre élégance innée,
Vous la convaincrez lestement,
De nous confier, gratuitement,
Les divers brevets explosifs,
Que son conjoint, vil trafiquant,
Avait, avec un soin hâtif,
Accumulés obstinément.
Vous serez seul sur le terrain,
Manifestant, comme toujours,
Le sérieux d'un républicain,
Et votre doigté de velours.
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Environné d’un parc où chantent les mésanges,
Havre de paix profonde et de félicité,
Le palais du défunt voit soudain s’inviter,
De discrets visiteurs aux doux visages d’anges :
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Un prêtre débonnaire, Italien de naissance,
Serein comme doit l’être un serviteur de Dieu,
Apôtre convaincu de cette non-violence,
Qui baigne les cœurs purs des esprits dévotieux.
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Un Boris « presque frère » et pétri de douleur,
Camouflant gauchement ses larmes d’affliction,
Prototype édifiant de l’être supérieur,
Qui répand alentour sa mâle compassion.
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Un disciple de Freud, comme lui fort modeste,
Teuton par la naissance et sensible par l’âme,
Sans relâche quêtant, dans l’harmonie céleste,
Le pourquoi du tourment et des pulsions infâmes.
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Enfin, pour couronner cette noble assemblée,
L’esprit contemplateur qui les assujettit :
Ce modèle édifiant de spiritualité,
Dont l’éclat n’a d’égal que la vraie modestie.
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Ceinte d’un voile noir qui cèle sa détresse,
Ne laissant émerger que ses longs cheveux blonds,
La veuve inconsolable aspire à la vieillesse,
Qui seule apaisera le funeste poison !
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Mais au cœur de la nuit sereine,
Naît une étrange succession,
D’imprévisibles phénomènes,
Et de sombres machinations…
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Sous de blancs draps se dissimule,
Un petit scorpion venimeux.
Dans l’eau de la douche circule,
Un puissant acide nitreux.
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Comment d’autre part expliquer,
Qu’une chasse d’eau très normale,
Ait le pouvoir de provoquer,
Un tel effondrement mural ?
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Ce sont là mystères cosmiques,
Dont la manifestation cruelle,
De toute évidence révèle
Des perturbations climatiques.
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Mais Dieu veille sur ses brebis…
Dans le petit matin blafard,
Se retrouvent sains et ravis,
Les quatre compagnons hagards,
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Réunis dans l’adversité,
Comme un seul homme se battant,
Contre un lot de Bridés pur sang,
Belliqueux et surexcités.
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Enfin sur la contrée, le calme se répand.
Chacun voit avec joie que l’amour a fleuri,
Unissant le Gaulois, tendre et compatissant,
A la frêle beauté, millionnaire meurtrie…
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23/03/2004
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