Miles Logan (Martin Laurence)
est un truand. En compagnie de trois acolytes, Deacon (Peter Greene),
Eddie (John Hawkes), et Tulley (Dave Chappelle), il exécute un
audacieux cambriolage, dont la cible est un diamant d'une beauté et
d'une taille exceptionnelles. Le succès couronne l'entreprise, mais,
tandis que Miles empoche la pierre, Deacon a exécuté Eddie afin de
supprimer une part du butin, et les flics bouclent la zone. Dans sa
fuite, Logan cache le diamant dans le conduit d'aération d'un immeuble
en construction. Il est arrêté et purge deux ans de prison. Lorsqu'il
sort, il a la mauvaise surprise de voir que le lieu où est planquée la
pierre est devenu un commissariat de police...
A vrai dire, l'intrigue n'a pas une importance primordiale dans ce genre
d'entreprise. Non qu'elle soit particulièrement stupide. Il est facile
de voir bien pire. Mais le but semble manifestement de fournir à Martin
Laurence un environnement propice à sa "prestation" en roue
libre, dans la lignée du "Flic
de Beverly Hills", sorti 15 ans plus tôt. Le film de Martin
Brest n'était pas un chef-d'oeuvre de finesse, mais, à côté de
celui-ci, il fait preuve d'un niveau d'humour et d'une tenue
exceptionnels. Inutile de chercher la plus petite once de vraisemblance
dans cette grosse machinerie menée tambour battant. Les quiproquos et
retournements de situations tiennent du vaudeville et, manifestement,
pour Martin Laurence, humour débridé se confond avec pitreries
lourdingues. Seul point positif, si l'on peut dire, les bouffonneries et
gags ne se situent pas au-dessous de la ceinture, comme c'est souvent le
cas dans ce type d'entreprise. Mais cela n'empêche pas le spectateur,
même tolérant, même désireux de visionner une histoire qui permet
aux neurones de se reposer, d'être découragé par les contorsions et
grimaces débiles qui renvoient au temps, heureusement révolu, des
singeries de Jerry Lewis. Une curiosité, tout de même : voir dans la
peu de l'un des personnages, (Oncle Lou), Richard Sarafian, le
réalisateur de l'inoubliable "Convoi
sauvage", qui, entre parenthèses, n'est toujours pas paru, à
ma connaissance, en DVD, que ce soit en zone 2 ou en zone 1. Sans doute
des traites à payer...