Richard
Walker (Harrison Ford), un célèbre chirurgien spécialiste du coeur, est
à Paris avec sa femme Sondra (Betty Buckley) à l'occasion d'un congrès
international. Arrivés à l'hôtel, la jeune femme s'aperçoit que l'une
des valises récupérées à l'aéroport n'est pas la sienne. Quelques
minutes plus tard, Richard s'aperçoit avec stupéfaction que son épouse
a disparu. Il alerte la police française, mais celle-ci ne prend guère
au sérieux ce qu'elle considère comme une fugue sentimentale probable...
Harrison Ford, alors en pleine gloire à la suite de ses
incarnations d'Indiana Jones, se montre tout aussi convaincant en
intellectuel perdu dans un pays dont il ne parle pas la langue, qu'il
l'était en aventurier archéologue. C'est principalement lui, ainsi
qu'Emmanuelle Seigner, qui fournissent au film son principal pôle
d'intérêt. Car en ce qui concerne le récit lui-même, il ne démarque
guère, tant pour la réalisation, très classique, que pour le
déroulement de l'intrigue, des innombrables polars qui remplissent la
vue d'un cinéphile. Grâce au jeu des acteurs, la tension dramatique est
soutenue, la narration est suffisamment rythmée pour que l'on attende
le dénouement avec impatience, mais l'ensemble se révèle nettement
moins passionnant que le futur "Fugitif"
d'Andrew Davis. Frantic est l'exemple même de l'oeuvre à la vision de
laquelle on prend un réel plaisir, mais dont il ne reste dans le
souvenir que la forte présence d'Harrison Ford, les péripéties s'étant
dissipées comme le font des nuages passagers. Rien qui horripile, rien
qui ennuie, rien qui soit transcendant, rien qui enthousiasme... De la
bonne routine, simplement.
> Le film
sur IMDB.com
Bernard
Sellier