Jimmy 'Popeye' Doyle (Gene Hackman) arrive à
Marseille (écrit avec un "s" à la fin, comme dans le premier épisode
!), où il est plutôt accueilli fraichement par l'inspecteur
Henri Barthelemy (Bernard Fresson), afin de retrouver la trace d'Alain
Charnier (Fernando Rey), le trafiquant de drogue qui lui avait échappé
à la fin de "French connection". Mais, quelques jours
seulement après son débarquement, il est enlevé par les hommes de
Charnier et drogué pendant plusieurs jours...
Après l'histoire palpitante, racontée ascétiquement par William
Friedkin, le spectateur aura sans doute de grosses difficultés pour
trouver de l'intérêt à cette suite qui sent la fabrication laborieuse à
plein nez ! Le traitement narratif subit un changement radical qui
transforme la traque fiévreuse du premier épisode en une soupe bavarde,
bourrée de remplissage souvent ennuyeux, en tout cas inutile, et plus
que poussive, tout au moins pendant les soixante dix premières minutes.
Qui paraissent, du coup, fort longuettes ! Heureusement que Gene
Hackman, devenu soudain, en foulant le sol français, aussi extraverti
qu'il était taciturne à New York, fait un grand numéro, car, sans lui,
on jetterait l'éponge à plusieurs reprises. Le scénario du film de
Friedkin n'était pas particulièrement travaillé, mais sa transcription
brute, rigoureuse et austère en tirait une quintessence envoûtante.
Ici, le bla bla interminable de certaines séquences provoque le
désintérêt et casse le semblant de rythme qui est insufflé au
récit. Par bonheur, les choses s'arrangent quelque peu dans le dernier
quart, offrant, en particulier une scène spectaculaire dans le chantier
naval. Mais c'est tout de même bien peu pour relever le niveau général,
assez pitoyable.