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" Goldfinger ",        1964,

de : Guy  Hamilton,

avec : Sean Connery, Gert Fröbe, Honor Blackman, Shirley Eaton, Bernard Lee, Desmond Llewellyn, Loïs Maxwell, Tania Mallet, Harold Sakata,

Musique : John  Barry

*******

 

    Troisième James Bond "officiel"... 

     James Bond (Sean Connery) est chargé de surveiller le richissime Auric Goldfinger (Gert Fröbe) qui réside dans un hôtel de Miami. L'homme est un passionné de jeux de cartes, auxquels il gagne régulièrement. Bond découvre son stratagème et, par la même occasion, séduit la ravissante complice du magnat, Jill Masterson (Shirley Eaton). Mais il la retrouve un matin, morte, recouverte d'une peinture aurifère. Il suit en Suisse Goldfinger que les services secrets britanniques soupçonnent d'organiser un trafic d'or au niveau international...

     Le premier grand succès de la longue saga et sans doute le plus célèbre des épisodes. Avec juste raison, d'ailleurs, car même quarante ans après son tournage, il n'a pas à rougir de son ancienneté et conserve un charme quasiment intact. L'idée du scénario, à la fois originale et simple, est en adéquation avec le personnage mégalomaniaque de Goldfinger, tour à tour empreint d'une fausse bonhomie et porteur d'une cruauté profonde. L'équilibre entre action et "remplissage" est excellent, le rythme ne faiblit jamais, les intermèdes ne sont jamais ennuyeux, et le spectaculaire n'est pas recherché comme une fin en soi, ainsi que ce sera le cas dans nombre d'opus ultérieurs. L'élégance se mêle au sadisme, la désinvolture s'intègre dans le drame, un humour bon enfant saupoudre l'ensemble, et l'aventure demeure à l'échelle humaine, évitant de s'enfoncer dans les excès délirants, voire souvent infantiles, qui transformeront peu à peu le James Bond humain en une sorte de pantin déshumanisé, robotisé, plus proche de l'univers des jeux video que de l'espion de sa Gracieuse Majesté. La célèbre Aston Martin et ses gadgets, la classe de Pussy Galore (Honor Blackman), l'impressionnant Coréen Oddjob (Harold Sakata), le rondouillard Goldfinger, sans oublier la musique mythique, font de ce film une belle réussite dans le genre. 

Bernard  Sellier               

 

 

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