Britt
Reid (Seth Rogen), 25 ans, passe son temps à draguer et à dilapider la
fortune de son père, James (Tom Wilkinson), directeur du célèbre
journal "The daily sentinel". Mais lorsque le magnat de la presse
décède subitement, le jeune homme se retrouve bien malgré lui, à la
tête de l'entreprise. Pendant ce temps, une guerre des gangs déchire la
ville...
Nous sommes bien loin de la poésie onirique de "Eternal sunshine of a spotless mind",
même si, sur le plan visuel, se retrouve ponctuellement la touche
formelle originale du réalisateur (accélérés façon dessin animé, écrans
multiples...). Du point de vue narratif, cette resucée de la célèbre
série qui fit connaître Bruce Lee, tire beaucoup plus vers la comédie,
souvent délirante, que vers le film de super héros auquel le cinéma
hollywoodien nous a habitué. La première partie de l'histoire est, à ce
titre, la plus enthousiasmante, avec la confrontation d'un fils à papa affublé
d'un ego hypertrophié, aussi flemmard que mal embouché, et d'un McGyver
oriental, aussi bon mécanicien que karateka ou maître de l'expresso. Le
méchant (Chudnofsky (Christoph Waltz)), est, quant à lui, très
honnêtement réussi, oscillant avec jubilation et gourmandise entre
médiocrité calculée, autodérision assumée, et délires sanguinaires. En
revanche, lorsque le déchainement commence, l'euphorie baisse nettement
de plusieurs crans. Le spectateur se retrouve face à des cascades plus
improbables les unes que les autres, à un affrontement cafouilleux et
sans véritable singularité, qui ne ravira sans doute que les adeptes
des jeux video primaires. Quant à la présence de Cameron Diaz, sans
doute bénéfique pour la richesse de l'affiche, elle ne se justifie
guère, son personnage étant nettement sous-employé.
Une oeuvre parfois jouissive, parfois surprenante,
parfois insolente, mais, au final, sans grande ambition autre que
formelle.
Film sur
IMDB