Un
tableau de grande valeur est dérobé à New-York dans des conditions
particulièrement acrobatiques. Virginia Baker (Catherine Zeta Jones),
qui travaille pour la compagnie d'assurances Waverly, soupçonne le
redoutable Robert Mac Dougal (Sean Connery). Elle le suit à Londres et,
se faisant passer auprès de lui pour une collègue de la cambriole, lui
propose un coup fabuleux à Kuala Lumpur. Mais, comme le dit avec
justesse le dicton populaire, ce n'est pas à un vieux singe (roublard)
que l'on apprend à faire des grimaces...
Petit manuel du cambriolage de haut vol, de la séduction et de
l'arnaque à multiples niveaux. Le scénariste s'est régalé en
accumulant les prouesses techniques et les entourloupes entre la
vieillesse rusée du toujours sémillant Sean Connery, retiré dans un
photogénique château médiéval britannique, et la sculpturale
beauté racée de Madame Michael Douglas. Le résultat est tout à
fait à la hauteur et l'on ne s'ennuie pas une seconde même si le jeu
psychologique du chat et de la souris, à la mode de "L'affaire
Thomas Crown", est un peu
délaissé par rapport à l'entraînement physique et à la réalisation
des exploits. Ceux-ci possèdent le double mérite de maintenir
constante une tension délicieusement palpitante et de mettre en valeur
la plastique souple et féline de l'héroïne.
Humour, sous-entendus, décontraction élégante viennent saupoudrer
cette aventure superficielle, mais conduite avec rythme et tout à fait
divertissante.